De techniques de l’amour…

Techniques de l’amour de Frédéric Boyer est court texte qui m’a été offert par une personne très spéciale.

Techniques de l’amour est un texte particulier qui nous entraîne dans les réflexions sur l’amour pendant et après l’amour. Un texte dans lequel on retrouve ses propres réflexions parfois, des pensées à méditer, des vérités. On ne sait jamais où le narrateur en est dans sa relation, on ne sait pas si c’est il ou elle, on est perdu et pourtant on se laisse aller dans les méandres de l’écriture recherchée et intense.

Frédéric Boyer donne à lire une sorte de rêverie sur l’amour, s’enfonce dans les pensées des amoureux et des déçus de l’amour et nous laisse vagabonder avec lui pour au final se rendre compte que l’amour c’est toujours la même chose, qu’aucune histoire n’est particulière et qu’au fond on ne reproduit que des situations et des techniques de l’amour avec les mêmes mots, les mêmes sentiments, les mêmes égarements.

Techniques de l’amour de Frédéric Boyer est juste magnifique. En savoir plus, sur le site de l’éditeur P.O.L.

Techniques de l’amour, Frédéric Boyer, P.O.L, 2010

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D’un oeil qui écrit…

Je vous présente encore une biographie d’un voyageur passionné, celle de Nicolas Bouvier par François Laut, Nicolas Bouvier. L’œil qui écrit.

Nicolas Bouvier est connu pour sa bible du voyageur, son incroyable texte, L’usage du monde. Un texte qui relate son voyage en voiture de Genève en Afghanistan avec son ami Thierry Vernet, un texte fabuleux, riche, dense et formidable.

François Laut nous donne l’occasion de découvrir ce personnage hors du commun. Il nous raconte son enfance, son voyage et son terrible retour. Ce retour qui va marquer sa vie. Un retour difficile qui le fera même tomber dans la dépression. Nicolas Bouvier est un voyageur, un nomade qui s’est sédentarisé et qui n’a jamais accepté cet état de fait. Nicolas Bouvier est un écrivain, un poète. Un homme aussi qui visait la perfection. L’écriture de L’usage du monde aura pris plus de dix ans. Un homme torturé par les démons de l’écriture. Nicolas Bouvier c’est surtout l’homme d’un voyage, ce voyage initiatique qu’il n’aura pas la force de terminer seul. Nicolas Bouvier c’est un homme passionné du Japon, c’est un photographe et un excellent documentaliste. Nicolas Bouvier c’est aussi un grand personnage.

Une biographie passionnante qui amène à la réflexion, qui pousse à méditer.

« (…) être entièrement là où l’on se trouve, apprendre du voyage, se balader dans le temps aussi bien que dans l’espace et la société, ressentir les plus imperceptibles changements de mœurs, se trouver les dépositaires de biographies, car on raconte beaucoup à ceux qui passent, même avec peu de mots. Etre, tout simplement, ouvert à toute expérience sensible, à toute perception authentique. » (p. 78)

« ‘C’est un bonheur difficile, un risque constant, un long chemin. Il faut passer des cris de solitude aux cris de communion. Mais c’est une vie qui en vaut bien la peine.’ » (Nicolas Bouvier à propos du voyage, p. 123)

« ‘Un pays est une succession d’états d’âme’, il s’agit de les explorer pour jalonner cette distance et la raccourcir un peu. Et ramener ce qui est pour soi. » (p. 205)

« Le voyage demande donc un engagement entier de l’être. » (p. 206)

« Le péril de l’écriture c’est la stérilité, celui de la photographie la platitude. » (p. 208)

« (…) Richard Avedon a tort, un portrait ne vaut pas par ce que le photographe entend y mettre mais par la qualité d’écoute et d’effacement du photographe devant son sujet. » (p. 209)

« (…) ‘elle reflète ce qu’un visage souhaite devenir et ce qu’il regrette de n’être plus.’ » (Nicolas Bouvier, p. 245)

« S’il admirait en France les congés payés de 1936 comme une libération sociale, il n’avait que dédain pour les voyage de masse, dont il avait pressenti dès les années 1960 qu’il deviendrait le voyage de demain : c’est du tourisme, c’est-à-dire une illusion ; on sait d’avance ce qu’on désire trouver dans un pays et on sait que les gens de ce pays vous l’ont préparé, même si ça n’existe plus. Si on l’accusait d’élitisme, il répondait qu’on pouvait voyager différemment avec peu d’argent, même en Occident, et que les gens pauvres avaient en Orient toujours voyagé lentement, dansle rythme de la vie, et sans opprobre social. Vingt ans plus tard, il admet contre son gré que le voyage organisé, produit de consommation courante, est la seule manière d’être assuré de voir quelque chose dans une pays aussi difficile que la Chine. » (pp. 263-264)

François Laut, Nicolas Bouvier, L’oeil qui écrit, Petite Bibliothèque Payot, coll. Voyageurs, 2010

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D’un maquis…

C’est à Saint-Malo, au festival des Etonnants Voyageurs, qui j’ai acquis ce roman d’Alfons Cervera, Maquis publié à La Fosse aux Ours.

Maquis est un roman qui parle non pas de la Guerre d’Espagne, mais de la lutte des maquisards après que Franco a pris le pouvoir contre les miliciens de son régime. Le narrateur raconte l’histoire de son père parti aidé ses amis dans le maquis, des autres maquisards, son histoire et celle de sa mère torturée par les agents du régime pour qu’elle dénonce son mari. On rencontre des hommes brutaux qui n’ont aucune humanité qui font juste leur boulot pour tuer la vermine qui s’oppose. Des hommes et des femmes qui luttent pour la liberté et qui croient en un avenir meilleur.
J’ai aimé ce récit, sa brutalité, sa vérité, sa douleur. J’ai aimé la construction originale qui fait qu’on ne sait plus très bien où on en est puisque le narrateur raconte ses souvenirs comme ils lui viennent à l’esprit, un mot entrainant un nouveau souvenir. Le lecteur est happé et ne peut refermer le livre avant de l’avoir terminé pour ne pas perdre le fil des souvenirs. J’ai aimé même si je l’ai trouvé un peu long.

En tout cas, La Fosse aux ours est un éditeur que je continue à lire avec plaisir.

Maquis, Alfons Cervera, La Fosse aux Ours, 2010

Challenge « Lire autour du monde » (11/50) (Espagne) lancé par Livresque

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D’un chant des pistes

Suite à la lecture de la biographie d’Ella Maillart et aux réflexions de l’auteur sur le nomadisme, je me suis penchée sur Le chant des pistes de Bruce Chatwin, un autre grand voyageur du XXe siècle qui s’est beaucoup intéressé à la question du nomadisme, qui a eu l’ambition d’écrire un livre sur cette question, qui n’a pas eu le temps ou qui s’est rendu compte qu’il était impossible d’écrire sur les nomades.
Le chant des pistes est le récit de Bruce Chatwin en Australie où il rencontre les aborigènes dont la culture est nomade, une culture qui se construit et se transmet grâce aux chants et notamment grâce aux chants de pistes.
Ce récit est passionnant, enrichissant et très vivant. Chatwin raconte ce qu’il vit mais il transmet aussi ses réflexions sans porter de jugement. Son écriture est fluide et légère. Ce qu’il écrit est instructif et très intelligent.
Le chant des pistes est un livre multiple. Plus que le récit d’un voyage auprès des aborigènes, c’est une réflexion sur les nomades et un texte érudit.
Les questions du nomadisme, d’un retour à la simplicité et à nos racines sont importantes pour moi et ne cessent de me hanter. J’ai aimé apprendre et en savoir plus sur cette nécessité de bouger, de retourner aux fondements. Je vous livre ici quelques extraits du texte bien que le mieux soit de le lire en entier si ces questions vous intéressent.

« Aujourd’hui, dit-il, plus que jamais, les hommes doivent apprendre à vivre dans le dénuement. Les objets effraient les hommes ; plus ils en possèdent, plus ils vivent dans la crainte. Les objets trouvaient le moyen de s’attacher à notre âme et de lui dicter sa conduite. » (le père Terence, p. 670)

« Le monde, s’il a un avenir, a un avenir ascétique. » (Arkady, travaillant avec les aborigènes, p. 740)

« Perdre un passeport n’était qu’ennui mineur ; perdre un carnet était une catastrophe. » (p. 768)

« Pascal, dans l’une de ses pensées les plus sombres, nous a donné son opinion sur l’origine unique de toutes nos souffrances : notre incapacité à rester calmement dans une pièce.

(…)

Pourrait-il se faire, me demandai-je, que notre besoin de distraction, notre manie à la nouveauté ne soient, essentiellement, qu’un appel instinctif à la migration semblable à celui des oiseaux en automne ?

Tous les grands maîtres ont enseigné que l’homme était, à l’origine, un ‘vagabond dans le désert brûlant et désolé de ce monde’ – ce sont là les mots du Gand Inquisiteur de Dostoïevski – et que, pour retrouver son humanité, il devait se débarrasser de ses attaches et se mettre en route.

(…) : la sélection naturelle nous a conçus entiers – de la structure des cellules de notre cerveau à celle de notre gros orteil – pour une existence coupée de voyages saisonniers à pied dans des terrains épineux écrasés de soleil ou dans le désert.

S’il en est ainsi, si le désert a bien été notre demeure primitive, si nos instincts se sont forgés dans le désert pour nous permettre de survivre aux rigueurs de ce milieu – il devient alors plus facile de comprendre pourquoi les verts pâturages finissent par nous lasser, pourquoi la jouissance des biens nous épuise et pourquoi les appartements confortables de l’homme imaginaire de Pascal lui semblaient une prison. » (p. 769-770)

« Les psychiatres, les politiciens, les tyrans nous assurent depuis toujours que la vie vagabonde est un comportement aberrant, une névrose, une forme d’expression des frustrations sexuelles, une maladie qui, dans l’intérêt de la civilisation, doit être combattue.

Les propagandistes nazis affirmaient que les tsiganes et les juifs – peuples possédant le voyages dans leurs gènes – n’avaient pas leur place dans un Reich stable.

Cependant, à l’Est, on conserve toujours ce concept, jadis universel, selon lequel le voyage rétablit l’harmonie originelle qui existait entre l’homme et l’univers. » (p. 789)

« Et les espèces sédentaires, dit-elle, tout comme les gènes sédentaires, réussissent extrêmement bien pendant un temps, mais finissent par s’auto-détruire. » (Elisabeth Vrba, paléontologue, p. 871)

« Selon un règle générale en biologie, les espèces migratrices sont moins ‘agressives’ que les sédentaires.

Il y a une raison évidente à ce phénomène. La migration en elle-même, comme le pèlerinage, est un voyage difficile, une épreuve de vérité au cours de laquelle les plus forts survivent et les traînards s’effondrent sur le bord du chemin.

Le voyage répond ainsi à l’avance à ce besoin de hiérarchisation et à ces démonstrations de domination. Les ‘dictateurs’ du monde animal sont ceux qui vivent dans une atmosphère d’abondance. Les anarchistes, comme toujours, sont les ‘gentilshommes de la route’. » (p. 897)

Le chant des pistes, Bruce Chatwin, in Les oeuvres complètes, Grasset, Bibliothèque, 2005

Un site consacré au Chant des pistes ici. Et deux articles plus complets sur le livre ici et ici. Et puis ici, juste parce que c’est intéressant et que ça apporte une information supplémentaire pour le livre.

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De nulle part…

Je suis de nulle part. Sur les traces d’Ella Maillart d’Olivier Weber est une biographie que j’ai achetée et lue pour deux raisons. D’abord, le titre ‘Je suis de nulle part’ qui me définit si bien. Et puis, pour le personnage, Ella Maillart, une des plus grandes voyageuses du XXe siècle, une vraie nomade qui partit à la rencontre du monde et à la recherche du soi sur le sol asiatique, une femme forte et exceptionnelle qui a effectué des périples impensables aujourd’hui et qui surtout s’est aventurée sur des terres mythiques et difficiles d’accès. Une femme animée par le désir de bouger, de découvrir, de vivre sans peur, sans préjugés. Une femme ouverte sur le monde et en quête d’elle-même. Cette biographie d’Ella Maillart est plus qu’une simple biographie, elle aussi une réflexion sur le nomadisme et le voyage.

Quelques extraits :

« Elle savait déjà que dans ce monde moderne, dépressif, où l’hypertrophie de l’individualité a tué le moi, le vrai, elle avait ouvert la voie au voyage rédempteur. » (p. 161)

« Horreur d’un monde où il n’y aurait plus de nomades. La société industrielle ne comprend pas, ne veut pas comprendre le nomadisme, jugé dangereux, contraire à ses canons. Tout mouvement doit être perçu et organisé dans un sens compatible avec l’avancement de la société. Le voyage lui-même est entendu comme temps fini, comme champ d’activité économique, ou comme nouvelle impulsion pour mieux revenir. Le voyage doit avoir une finalité alors qu’il est d’abord source de vie. » (p. 174)

« Le nomadisme est une liberté que ne peut supporter le monde sédentaire, sauf s’il lui est soumis, comme condition de son renouvellement. Le « partir, revenir » n’est acceptable que si le revenir l’emporte, et non pas à égalité des actes. » (p. 175)

Je suis de nulle part. Sur les traces d’Ella Maillart est une excellente biographie qui fait découvrir un personnage hors du commun et qui donne envie de voyager et de suivre les traces de cette grande dame, qui nous prépare à envisager l’aventure comme elle. C’est aussi une excellente introduction à ses récits de voyage. Ella Maillart est ma rencontre de cette année 2011.

Découvrez le site consacré à Ella Maillart ici.

Je suis de nulle part. Sur les traces d’Ella Maillart, Olivier Weber, Petit Bibliothèque Payot, coll. Voyageurs, 2004

 

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De sel…

J’avais adoré le premier roman de Jean-Baptiste Del Amo, Une éducation libertine, pour son côté charnel et dérangeant. C’est donc avec l’attente d’une écriture tout aussi riche et vivante que je me suis plongée dans son nouveau roman, Le Sel. Malheureusement, je n’ai pas adhéré, je n’ai pas accroché à l’histoire ni à l’écriture. J’ai trouvé Le Sel bien fade à côté de L’éducation libertine.

Le Sel raconte l’histoire d’une famille marquée par la figure d’un père qui s’effrite peu à peu. C’est au fond une histoire de famille banale où chacun est marqué par son passé et essaye de vivre au présent : Fanny, l’aînée, frappée par la perte de sa fille lors d’un accident, Jonas, homosexuel toujours exclu par le père et lui aussi frappé par la perte de son grand amour et enfin Albin qui essaye de reproduire le schéma du père mais qui voit sa femme et ses enfants s’éloigner de lui. Et puis, il y a Louise aussi, la mère, qui se réjouit de réunir sous son toit la famille, qui souffre d’arthrose et qui se souvient de sa vie presque manquée.

Jean-Baptiste Del Amo révèle les douleurs, les rancœurs, les souvenirs de cette famille, la nostalgie et les espoirs, les secrets de chacun.

Je n’ai pas aimé Le Sel, je n’ai pas aimé le rythme lent, je n’ai pas aimé l’évocation des souvenirs, je n’ai pas aimé l’écriture. Il me manquait quelque chose de vivant. Tout semble mort dans ce récit.

Le Sel, Jean-Baptiste Del Amo, Gallimard, 2010

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D’un dernier lecteur…

El último lector de David Toscana… Que dire de ce roman si particulier lu il y a tellement longtemps ?

El último lector est un roman où les livres et la fiction occupent une très grande place, où la littérature explique le réel, où on ne sait plus si ce qu’on lit n’est que fiction et ce qu’on vit réalité. El último lector est un roman étrange, un roman dans la tradition sud-américaine où réel et imaginaire se mêlent. Un roman qui se lit tranquillement, qu’on garde en soi un moment et puis qu’on oublie doucement non parce qu’il est mauvais mais plutôt parce qu’il est intemporel et étrange.

Pour en savoir plus sur l’histoire, je vous renvoie sur le site de l’éditeur, Zulma, où vous pourrez trouver un résumé, des avis et un dossier de presse.

El último lector, David Toscana, Zulma, 2008, traduit de l’espagnol (Mexique) par François-Michel Durazzo

Challenge « Lire autour du monde » (10/50) (Mexique) lancé par Livresque.

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De Stephanie Plum…

Un petit billet pour simplement parler de Stephanie Plum qui m’a encore fait rire et vibrer, de Morelli plus beau, plus sexy, plus attirant, plus attachant que jamais, de Mamie Mazur qui n’en râte pas une, de Ranger toujours plus mystérieux, de la précieuse Lula et des nouveaux personnages rentrés dans la vie de Stephanie avec saveur et humour. J’ai lu ces quatre volumes à la suite avide de savoir comment allait évoluer la situation entre Joe et Stephanie, mariage ou pas ? N’ayant pas trouvé le huitième pendant mon voyage, j’ai dû m’arrêter à mon plus grand malheur. Je pense remédier à ce problème très bientôt. Janet Evanovich nous offre avec cette série des moments de lecture drôles et savoureux qui font du bien au moral.

 


 

 

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D’une maison en papier…

Comment parler de ce court roman sur la passion des livres et la folie où elle nous entraine ? La maison en papier de Carlos María Domínguez débute par la découverte par le narrateur d’un étrange livre recouvert de ciment dans le bureau du professeur Bluma Lennon qui vient juste de mourir renversée par une voiture. Ce narrateur, successeur de la professeure décédée, décide de mener l’enquête et de partir sur les traces de ce livre en Uruguay. C’est alors l’occasion pour l’auteur de nous livrer les secrets de bibliophiles passionnés, dont un a voué sa vie aux livres et a fini par perdre la raison.

Où nous entraine l’amour des livres ? Telle est la question qui est posée dans ce roman. Les livres nous envahissent et peuvent même parvenir à diriger notre vie. Ils nous coupent du monde extérieur, de la réalité et nous font vivre dans leur monde, un monde de lois, d’amitiés, d’inimitiés, d’influences, d’exigences… Un monde qui n’est plus rationnel ni quotidien.

Ce texte qui nous semble surréaliste alors qu’il n’est que l’évocation d’un monde réel est magnifique et fait partie de cette littérature latino-américaine qui mêle parfaitement rêve, imaginaire, incroyable et réalité.

J’ai beaucoup aimé La maison en papier. Je remercie Bladelor de me l’avoir offert lors de notre échange du Swap au long cours – Book Inside.

La maison en papier, Carlos María Domínguez, Seuil roman, 2004, traduit de l’espagnol (Argentine) par Geneviève Leibrich

Challenge « Lire autour du monde » (9/50) (Argentine) lancé par Livresque.

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D’un petit homme Tom…

Dans ce dernier roman de Barbara Constantine, Tom petit Tom tout petit homme Tom, on retrouve le même type de personnages – une vieille personne attachante, un enfant et une mère paumée – et le même genre d’histoire qui apporte un peu de douceur dans le quotidien que dans A Mélie, sans mélo.

Tom petit Tom tout petit homme Tom raconte l’histoire de Tom, enfant livré à lui-même par sa mère beaucoup trop jeune qui pourrait être sa grande sœur. Tom, qui habite dans une caravane, chipe les légumes de ses nouveaux voisins fraichement arrivés de la ville qui découvrent les plaisirs simples de la campagne, essaye de ménager sa mère et de l’aider au mieux pour qu’elle puisse passer son BAC et passe beaucoup de temps seul. Un jour, alors qu’il fait ses courses dans un jardin, il découvre étalée par terre une vieille dame en pleurs, Madeleine. Il lui vient en aide et naît entre eux un magnifique lien d’amitié, d’entraide et finalement d’amour. Chaque jour, Tom viendra prendre des nouvelles de Madeleine et s’occuper d’elle. Il va rencontrer aussi un soupirant de sa mère qui tentera de devenir son ami et qui l’aidera auprès de Madeleine. Je ne vous en dirai pas plus car je révèlerais trop de l’histoire qui réserve quelques surprises.

Une fois encore, Barbara Constantine nous offre une petite douceur bien qu’elle aborde des sujets plutôt graves, comme l’enfance trop tôt achevée, la fin de l’innocence, la solitude, la perte des repères. Elle les aborde avec naturel et tendresse sans mélo. Ses personnages, ballotés par la vie, sont attachants. On les prend en affection. On est bien avec eux. Comme pour A Mélie, sans mélo, tout n’est que douceur avec Barbara Constantine.

Tom petit Tom tout petit homme Tom, Barbara Constantine, Calmann-Lévy, 2010

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