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	<title>Autour de lau</title>
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	<description>Voyages au pays des livres....</description>
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		<title>D&#8217;être simplement&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Nov 2011 21:19:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Correspondance]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature américaine]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature anglophone]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>

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		<description><![CDATA[J’ai découvert Henry David Thoreau alors que j’étais libraire et qu’un client m’avait commandé Je suis simplement ce que je suis, correspondance entre Thoreau et Harrison Blake. En lisant la quatrième de couverture et en parcourant quelques pages, j’ai été &#8230; <a href="http://www.autourdelau.be/2011/11/28/detre-simplement/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" src="http://www.finitude.fr/images/gd-img/10-thoreau-cequejesuis.jpg" alt="" width="106" height="152" />J’ai découvert Henry David Thoreau alors que j’étais libraire et qu’un client m’avait commandé <em>Je suis simplement ce que je suis</em>, correspondance entre Thoreau et Harrison Blake. En lisant la quatrième de couverture et en parcourant quelques pages, j’ai été frappée par les propos de cet homme. Ils me semblaient si clairvoyants et si justes. J’avais l’impression de découvrir une personne qui parlait la même langue que moi. Je me suis donc procuré un exemplaire de cette correspondance au titre si évocateur et qui, à lui tout seul, veut dire beaucoup de choses de l’homme qu’il fut : un individualiste pur et dur dont la vie fut sa philosophie, un être en recherche d’élévation perpétuelle au travers de la simplicité.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Je suis simplement ce que je suis</em> est une sorte de condensé de la pensée de Thoreau. Il y aborde de nombreux sujets qu’il développe dans ses essais et romans tels que <em>Walden ou la vie dans les bois</em> ou <em>La désobéissance civile</em>. Il parle de l’amour, du travail, de la marche, des valeurs, de la société, de la liberté, de la nature… Thoreau est un homme savant et érudit et ses lettres s’en ressentent. Elles sont denses et sont des invitations à penser.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques phrases retenues :</p>
<blockquote><p>« Songez à la quantité de corvées qui doivent être accomplies, combien de labeur routinier et prosaïque entre dans tout travail sans grande valeur. » (p. 81)</p>
<p>« Le travail n’est pas à entendre au sens grossier de contrainte, mais au sens noble de discipline. » (p. 81)</p>
<p>« Pensez un instant à un homme qui ne s’occuperait que de ses propres affaires ! Comme nous devrions lui vouer du respect ! C’est dans toute sa gloire qu’il devrait nous apparaître ! Un homme ne travaillant pas pour une firme quelconque, son patron ou son président, mais réalisant la finalité propre à son être ! » (p. 93)</p></blockquote>
<p>La présentation sur le site de l&#8217;éditeur <a href="http://www.finitude.fr/titres/cequejesuis.htm" target="_blank">finitude</a>.</p>
<p>Henry D. Thoreau, <em>Je suis simplement ce que je suis</em>, Lettres à Harrison Blake, finitude, 2007, correspondance traduite et présentée par Thierry Gillyboeuf</p>
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		<title>De la route&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Nov 2011 19:08:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature américaine]]></category>
		<category><![CDATA[Récits de voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[Suite à mon engouement pour Jack London et son Martin Eden, j’ai pioché dans ma bibliothèque un autre texte de l’auteur : La Route aussi intitulé Les vagabonds du rail. J’ai une affection particulière pour les voyages en train. C’est &#8230; <a href="http://www.autourdelau.be/2011/11/23/1084/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" src="http://www.libella.fr/phebus/auteurs_couv/laroute.jpg" alt="" width="132" height="200" /><span style="color: #808080;">Suite à mon engouement pour Jack London et son <em>Martin Eden</em>, j’ai pioché dans ma bibliothèque un autre texte de l’auteur : <em>La Route</em> aussi intitulé <em>Les vagabonds du rail</em>. J’ai une affection particulière pour les voyages en train. C’est un mode de déplacement romantique mais aussi un moyen de vivre l’aventure. Il y a tellement d’imprévus lorsqu’on voyage en train. Alors, le récit de Jack London autour de son expérience de vagabond du rail m’a intéressé. Jeune homme, Jack London décide de tout quitter pour « brûler le dur », pour prendre la route sans un sou, vagabonder de villes en villes en prenant le train sans payer, en déjouant les différents contrôleurs et gardes, en mendiant ses repas, en vivant à la dure. Jack devient un nomade qui se déplace au gré de ses envies, même si pendant un temps il a suivi l’armée des chômeurs du général Kelly qui traversait le pays d’ouest en est pour manifester à Washington. London est un indépendant et le groupe sert son déplacement. Il en tire de ces mois de vie de <em>hobo</em> un talent de conteurs, un formidable esprit d’invention et des histoires incroyables. Jack London vit ce qu’il écrit.</span><br />
<span style="color: #808080;"> <em></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;"><em>La Route</em> se compose de neuf courts récits plus ou moins journalistiques, non chronologiques, dégageant une force incroyable et pleins d’humour pour décrire les situations les plus dangereuses et les plus éprouvantes. Il nous invite chaque fois à découvrir un aspect de la vie de <em>hobo</em> : chercher un toit, un repas, la prison, les rencontres, les dangers du rail. Et il nous explique aussi pourquoi il est parti et ce que cette expérience lui a apporté.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Ce récit est moins captivant et moins prenant que Martin Eden. La vigueur de l’écriture de London est bien présente mais le style est plus lourd. Peut-être est-ce dû au fait que les chapitres ont été publiés séparément dans des revues avant d’être regroupés. En tout cas, pour y prendre du plaisir, je les ai lus indépendamment. Comme si, chaque jour, je retrouvais les aventures de London dans le journal.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Jack London est un personnage très intéressant et captivant. Je ne cesse de l’admirer (pour l’instant). Il est à noter que ce récit inspira Jack Kerouac pour son célèbre texte <em>Sur la route</em>. Une de mes prochaines lectures.<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;"><em>La Route. Le vagabond du rail</em>, Jack London, Phébus libretto, 2001,traduit de l’anglais par Louis Postif, préface de Jean-François Duval</span></p>
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		<title>De Martin Eden&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Oct 2011 19:26:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Book Inside]]></category>
		<category><![CDATA[Excellent]]></category>
		<category><![CDATA[Le meilleur]]></category>
		<category><![CDATA[Les classiques]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature anglophone]]></category>

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		<description><![CDATA[Martin Eden ! Martin Eden ! Quel roman ! Je viens de tourner la dernière page de ce roman époustouflant de Jack London et je suis éblouie. Martin Eden m’a transportée. Martin Eden fait désormais partie de ces livres qui &#8230; <a href="http://www.autourdelau.be/2011/10/19/de-martin-eden/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><img class="alignnone" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" src="http://www.libella.fr/phebus/auteurs_couv/martineden.jpg" alt="" width="131" height="200" />Martin Eden</em> ! <em>Martin Eden</em> ! Quel roman ! Je viens de tourner la dernière page de ce roman époustouflant de Jack London et je suis éblouie. <em>Martin Eden</em> m’a transportée. <em>Martin Eden</em> fait désormais partie de ces livres qui m’ont chamboulée, éblouie, tourmentée, fait vibrer. Un inséparable.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Martin Eden</em> de Jack London est le portrait d’un jeune marin, un ouvrier, une brute, qui par amour, et grâce à des dispositions intellectuelles exceptionnelles, se lance dans la lecture et surtout l’écriture. Lui, l’homme de rien, est fasciné par ce monde merveilleux de la bourgeoisie et désire « être à la hauteur » de cette classe. Il se jette à corps perdu dans l’apprentissage de la langue, de la philosophie et de la littérature. Et il écrit, écrit, écrit. Martin Eden ne fait pas les choses à moitié. Martin Eden est un absolutiste. Il a du talent, du génie et une facilité déconcertante. Malgré les refus qu’il essuie, il garde la foi et croit en lui. Il est persuadé qu’un jour ses textes seront reconnus et qu’il pourra alors épouser celle qu’il aime. Jusqu’au jour où…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Martin Eden</em>, roman que l’on pourrait croire autobiographique tant on retrouve des traits de London dans ceux de Martin, est dense et foisonnant, littéraire et philosophique. London offre une réflexion sur la force de travail, l’écriture, l’amour, la philosophie, la bourgeoisie et sa morale étriquée, le monde ouvrier et le socialisme. Martin Eden c’est le surhomme en puissance, c’est Nietzsche, c’est la force, le souffle de vie mais aussi la désillusion. <em>Martin Eden</em> est un roman qu’on ne lâche pas, fascinant, intelligent.</p>
<p style="text-align: justify;">Les propos que Jack London met dans la bouche de son héros résonnent en moi. Il met des mots sur mes pensées. Je pourrais presque le prendre comme maître spirituel. Il prône l’individualisme, le vagabondage, la liberté, l’intellect, la force, l’absolu, la Vérité et montre les apparences, les artifices, la vanité des valeurs bourgeoises qui fondent notre société. Je me sens proche de Martin, mais surtout je l’admire. Et par là, j’admire London, cet homme d’une puissance créatrice incroyable, cet homme aux mille vies, cet homme insatiable, qui meurt (volontairement ?) à à peine 40 ans. Ces hommes qui vivent si intensément, qui croient en un absolu, qui chutent brutalement épuisés, rompus, vaincus. Ils me fascinent. M’émeuvent. Me troublent. Me parlent.</p>
<p style="text-align: justify;">Là, je ne peux lâcher London et je vais me plonger dans une biographie de cet auteur vagabond. Si vous voulez découvrir London, le vrai London, lisez <em>Martin Eden</em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Martin Eden</em>, Jack London, Phébus libretto, 2001 (traduit de l&#8217;anglais par Francis Kerline, Préface de Linda Lê)</p>
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		<title>D&#8217;une marche forcée&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Aug 2011 16:21:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Document]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature anglophone]]></category>
		<category><![CDATA[Récits de voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que nous nous préparions à aller à notre rendez-vous annuel avec le Festival de Etonnants Voyageurs et que nous avions eu la chance de réserver un petit-déjeuner avec Sylvain Tesson, je voulais me plonger dans la lecture de L’axe &#8230; <a href="http://www.autourdelau.be/2011/08/11/dune-marche-forcee/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" src="http://www.libella.fr/phebus/anciennes_couv/amarcheforcee.jpg" alt="" width="111" height="160" /><span style="color: #333399;">Alors que nous nous préparions à aller à notre rendez-vous annuel avec le </span><a href="http://www.etonnants-voyageurs.com/" target="_blank"><span style="color: #333399;">Festival de Etonnants Voyageurs</span></a><span style="color: #333399;"> et que nous avions eu la chance de réserver un petit-déjeuner avec Sylvain Tesson, je voulais me plonger dans la lecture de <em>L’axe du loup</em> de ce dernier. Dans ce récit, Sylvain Tesson raconte son expérience sur les traces d’un rescapé, Slavomir Rawicz, qui raconte son aventure dans <em>A marche forcée</em>. Ce récit ayant marqué Sylvain Tesson, il tente de refaire la route de ce fugitif mais seul. Je me suis dit qu’il fallait alors lire Slavomir Rawicz avant de me lancer dans la lecture de Tesson, que je n’ai pas encore faite malheureusement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333399;"><em>A marche forcée</em> c’est le récit extrêmement vivant et puissant d’un homme condamné à plus de vingt ans de travaux forcés dans un camp de travail dans le fin fond de la Sibérie parce qu’il faisait partie de l’armée polonaise et qu’il habitait à la frontière russo-polonaise. Cet homme, c’est l’auteur qui raconte son exploit et celui de ses camarades qui l’ont accompagné. Au début, il raconte sa détention, les tortures qu’il a subies, sa transformation, son silence. Il a perdu ce qui faisait de lui un homme mais il a gardé son intégrité et son honneur. Il n’a jamais menti, il n’a jamais supplié. Il est resté fort sous la torture. Cette partie du récit a suscité en moi de l’incompréhension. Pourquoi ? Pourquoi torturer ? Pourquoi se battre ? Pourquoi humilier les êtres humains, nos semblables ? Pourquoi l’injustice ? Pourquoi… Et on voit cet homme qui ne comprend pas tenter de garder ce qui fait de lui un être humain. Ensuite, il nous raconte sa déportation vers un camp de travail. Le trajet dans une betaillière qui dure des semaines où les hommes sont collés les uns aux autres et tentent de survivre entre eux. Il y a une solidarité et de l’ingéniosité qui les habitent. Arrivés au terme de ce long et pénible voyage, ils sont enchaînés à des camions, d’autres viennent les compléter et ils marchent dans le froid, sous la neige et le vent. Les plus faibles et les plus âgés meurent, les autres survivent coûte que coûte. Les soldats subissent le même sort qu’eux même s’ils sont plus protégés du froid. Ces conditions difficiles renforcent la solidarité même si chacun cherche au fond de soi la force d’avancer. Ce voyage dure encore de longues semaines jusqu’au jour où ils arrivent dans un camp de travail.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333399;">Là, débute une nouvelle partie du récit. Celle du camp. Celle où Slavomir noue des liens avec d’autres prisonniers mais aussi avec la femme d’un colonel qui aura un rôle capital dans son évasion. Il nous raconte la vie dans le camp et l’idée fixe de l’évasion. Il doit trouver des compagnons mais il est dangereux de dévoiler ses plans, il doit réunir des peaux, du bois, des sacs et constituer un stock de nourriture. Dès ce moment, le lecteur ne pourra plus reposer le livre avant la conclusion finale de l’aventure tant on est fébrile et on a envie de soutenir ces sept hommes qui s’évadent vers la liberté tout en sachant qu’elle n’est pas gagnée une fois sortis du camp mais qu’ils devront marcher toujours droit devant sans se retourner dans des contrées inconnues avec peu de ressources.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333399;">Enfin donc, le récit continue avec la marche de ces sept hommes plus une femme qui les rejoint à travers la Sibérie, la Mongolie, le désert de Gobi (sans eau), les chaînes himalayennes (sans protection contre le froid) et enfin l’entrée en Inde. Ce que ces hommes ont réalisé est un véritable exploit et une véritable leçon de survie. Quand on lit ce récit, on ne peut le lâcher et on veut qu’ils s’en sortent tous. On a les yeux écarquillés et le coeur qui palpite. On a soif, on a faim, on a froid ou trop chaud. L’homme est capable de tout lorsque sa vie et sa liberté en dépendent.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333399;"><em>A marche forcée</em> est un récit à lire sans conteste. Un incontournable. Peu importe si certains disent que ce que Rawicz raconte est impossible.<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333399;"><em>A marche forcée. A pied du Cercle polaire à l&#8217;Himalaya 1941-1942</em>, Slavomir Rawicz, Phébus, 2002, traduit de l&#8217;anglais par Eric Chedaille</span></p>
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		<title>Du ciel et de la carte&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Jul 2011 07:38:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature française]]></category>
		<category><![CDATA[Récits de voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que j’assistais à une rencontre autour du voyage lors du Festival des Etonnants Voyageurs à Saint-Malo l’année passée, j’ai découvert un auteur que je ne connaissais pas du tout. Cet auteur m’intrigua car il nous parla d’une expérience de &#8230; <a href="http://www.autourdelau.be/2011/07/25/du-ciel-et-de-la-carte/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" src="http://www.seuil.com/images/couv/m/9782020899024.jpg" alt="" width="118" height="172" />Alors que j’assistais à une rencontre autour du voyage lors du Festival des Etonnants Voyageurs à Saint-Malo l’année passée, j’ai découvert un auteur que je ne connaissais pas du tout. Cet auteur m’intrigua car il nous parla d’une expérience de voyage qui fut désastreuse pour lui et incitait les auditeurs à ne surtout pas lire son récit tiré de cette expérience. De plus, il parlait très bien, avait un humour subtil et était érudit. Cet auteur, c’est Alain Borer, le spécialiste de Rimbaud. Et son expérience, c’est celle qu’il a faite à bord de La Boudeuse dans les mers du Pacifique Sud sur les traces de Bougainville à la rencontre des peuples de l&#8217;eau et qu’il relate dans son livre <em>Le ciel &amp; la carte</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Son carnet de voyage est un succulent récit de voyage sans en être véritablement un puisque Alain Borer qui embarque sur un trois-mâts souffre rapidement d’un mal de mer incroyable qui ne passera jamais toute la durée de son ‘expédition’ en Polynésie. Ce récit est passionnant parce que poétique, plein d’érudition et de réflexions autour du voyage, de l’écologie, des peuples colonisés, abandonnés et entre deux civilisations, de la politique nucléaire française, &#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Il est difficile de parler de cet ouvrage tant il foisonne d’idées, de phrases, de références, d’humour, d’intelligence. Alain Borer est un écrivain-voyageur qui ne trouva son salut que dans la littérature alors qu’il était à l’agonie en fond de calle assourdi par le bruit des moteurs qui font plus penser à Manowar qu’à une jolie berceuse. Un personnage fascinant et séducteur.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors même s’il nous dit après 125 pages que nous devons nous arrêter là, “Lecteur, ne va pas plus loin, arrête <em>mon</em> char.”, parce qu’il ne s’agit plus de son récit de voyage puisqu’il n’a fait que subir la navigation, nous, lecteurs curieux on veut savoir comment il va traiter sur près de 300 pages un mal de mer insoutenable et garder l’intérêt du lecteur. Il y parvient avec brio et excellence. On s’amuse, on apprend, on voyage et on ne voyage pas. On plonge dans l’Enfer et dans le Paradis avec délectation. On réfléchit. On s’étonne, on s’indigne, on se fâche. Un récit complet, plus qu’un récit de voyage, un poème, un conte philosophique.</p>
<p style="text-align: justify;">Découvrez l&#8217;auteur sur son site <a href="http://www.alainborer.com/" target="_blank">ici</a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le ciel et la carte. Carnet de voyage dans les mers du Sud à bord de </em>La Boudeuse<em>, </em>Alain Borer, Seuil, coll. Les peuples de l&#8217;eau, 2010</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques phrases issues du carnet :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">“L’homme a inventé le voyage mais pas le départ ; le voyage est de l’ordre du désir mais le départ n’appartient qu’au Réel, qui est fatal. La départure, une des formes du départ, n’est pas seulement la partance, plus imminente, mais cette période préparatoire, parfois longue, mêlée d’incrédulité, d’indisponibilité progressive à toute autre chose, de lectures et de rêvasseries, d’achats chez Go Sport, Old Navy ou Magellan, de fiévreuses réunions, naguère, dans un bureau de Paris, avec l’Arc de Triomphe tout proche par la fenêtre au-dessus des mansardes et des toits gris-bleu d’ardoie, et le ciel couleur serpillière.<br />
<strong>Le voyage est l’expérience réelle la plus proche du rêve.</strong><br />
Il s’épuise en un but. Il n’est pas un isme. Comme l’amour et l’art, il est son propre but. Le voyage ne consiste pas à aller quelque part : on parle de voyagistes comme s’il s’agissait d’une idéologie. Il consiste à partir : le départ c’est le voyage sans isthmes.” (p. 16)</p>
<p style="text-align: justify;">“La mer, on aime infiniment la regarder mais on ne peut en soutenir longtemps le spectacle. Comme certains face-à-face, la mer devient rapidement insoutenable.” (p. 102)</p>
<p style="text-align: justify;">“<strong>Le voyage est l’expérience réelle la plus proche du cauchemar.</strong>” (p. 145)</p>
<p style="text-align: justify;">“Il faut vivre sa vie et non pas la rêver ; mais la vivre est parfois un cauchemar.” (p. 167)</p>
<p style="text-align: justify;">“On est coupable de ne pas se connaître – autrement dit, coupable d’être innocent de soi-même. Si les hommes connaissaient leurs limites avant de s’engager, il n’y aurait aucun aventurier, aucun saint, aucun héros, quoique toujours autant d’écrivains. C’est en ce sens que l’on n’en finit pas de partir.” (p. 169)</p>
<p style="text-align: justify;">“Le voyage, comme l’art, atteint au but qu’il n’a pas. On voyage (forme continentale) pour rencontrer l’Autre au soi-même, pour voir là-bas si l’on y est ; dans le voyage des mers du Sud (forme océanique) on fait cette découverte, qui n’est pas de tout repos, celle d’un infini pays où ne pas voyager. Découverte d’arpenteur du vide, celle d’une sorte d’Everest plat, où ne rien voir qui ne se répète infiniment ; découverte de goûteur gnostique, celle d’un non-lieu dont – non pas : “il n’y a rien à dire”, mais dont le rien serait à dire.” (pp. 215-216)</p>
<p style="text-align: justify;">“Une des raisons pour lesquelle je suis et fus un piètre voyageur tient à quelque peur de déranger ; or, “pour voyager, il faut parler’, dit le proverbe brésilien, rencontrer, demander son chemin, frapper aux portes… &#8211; voilà au moins un problème réglé.” (p. 233)</p>
<p style="text-align: justify;">“Les peuples de l’eau, c’est-à-dire ceux qui dépendent du bateau, que l’on ne peut plus définir que comme ceux qui n’ont pas-encore-l’avion, appartiennet à cette antériorité du monde qui perd à chaque invention, sinon à chaque transaction, une idée de ce que furent et devraient être les rapports humains, s’éloignant toujours un peu plus de ces valeurs surannées : la confiance en l’inconnu de passage, la conscience de ne “manquer” de rien quand on a l’essentiel, la générosité simple, et quelque chose comme le communisme sans argent des Iroquois ‘que décrivit Engels en préparant le grand opposé).” (p. 280)</p>
<p style="text-align: justify;">“”La vie libre et gratuite” que chercha Rimbaud en Afrique orientale, on peut encore la trouver ici, sur Tureia.” (p. 281)</p>
<p style="text-align: justify;">“(…) le “Centre d’Expérimentation du Pacifique” a fait exploser, pendant trente-trois ans ( de 1966 à 1996), deux cent dix bombes atomiques.” (p. 287)</p>
<p style="text-align: justify;">“La zone de tir atomique (parfois même hors des eaux territoriales) n’est pas éloignée de ce qui deviendra (en 1994) ke sanctuaire des baleines de l’océan austral, une région de l’océan Pacifique (dont le nom, décidément, est de plus en plus mal porté) qui constitue, pour la quasi-totalité des baleines du monde, l’aire principale de nutrition.” (p. 289)</p>
<p style="text-align: justify;">“Le corail construit, l’homme détruit. “La nature, ajoutait Thoreau, s’occupe à chaque instant de notre bien-être. Ne lui résistez pas !”. “ (p. 293)</p>
<p style="text-align: justify;">“ Aucune disposition sérieuse n’a été prise, ni pour protéger ni pour soigner ces compatriotes ; pas davantage que les soldats eux-mêmes. Quand on sait qu’un millième de gramme de plutonium est mortel, on reste sidéré par l’absence de protection de ces militaires qui se baignent au point zéro du lagon de Moruroa et qui, sans craindre les requins du moins, ramassent les poissons morts. L’image de ces soldats français des années 1960, en short, qui regardent le champignon nucléaire la main en visière, illustre l’incurable retard de certaines armées sur leurs guerres, et pire encore : des armées dépassées par leurs propres armes.” (pp. 298-299)</p>
<p style="text-align: justify;">“Il fut des hommes qui savaient <em>habiter poétiquement le monde</em> (…)” (p. 299)</p>
<p style="text-align: justify;">“Depuis lors l’animal homme déploie tous ses traits particuliers – à commencer par son aptitude unique à détruire les écosystèmes, à ruiner la base même de sa propre alimentation (à l’inverse des chimpanzés qui, dans la forêt primaire de Taï en Côte-d’Ivoire, parsèment leurs chemins de déchets et de graines qui font reverdir leur espace), et pour finir en s’attribuant le pouvoir d’exterminer massivement son genre et sa planète : génocide et holocauste écologique posent en effet, de nos jours, la question cruciale de l’extinction de l’espèce humaine, à l’instar des milliards d’autres espèces disparies au cours de l’histoire de l’évolution.” (pp. 300-301)</p>
<p style="text-align: justify;">“On dit que seuls les scorpions survivraient à une catastrophe thermonucléaire. Tant mieux ; ils sont moins dangereux que ces hommes.” (p. 301)</p>
<p style="text-align: justify;">“(…) seul vrai paradis qu’est la littérature.” (p. 376)</p>
<p style="text-align: justify;">“(…) je blâme en Moby Dick “la haine” des baleines : cet énorme roman tout entier s’emploie à glorifier l’incompréhensible rage exterminatrice des hommes contre ces mammifères, à justifier l’énormité de ces crimes océaniques (…)” (p. 383)</p>
</blockquote>
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		<title>D&#8217;un prélude&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Jul 2011 14:20:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le meilleur]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature belge]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature francophone]]></category>

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		<description><![CDATA[Je ne sais pas si je vous l’avais déjà dit mais un de mes auteurs préférés est un auteur belge au talent remarquable pour parler d’absolu et de beauté, Bernard Tirtiaux. Et donc, en me baladant en librairie, j’ai trouvé &#8230; <a href="http://www.autourdelau.be/2011/07/21/dun-prelude/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333333;"><img class="alignleft" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" src="http://www.images.hachette-livre.fr/media/imgArticle//LATTES/2011/9782709636230-G.jpg" alt="" width="150" height="238" />Je ne sais pas si je vous l’avais déjà dit mais un de mes auteurs préférés est un auteur belge au talent remarquable pour parler d’absolu et de beauté, Bernard Tirtiaux. Et donc, en me baladant en librairie, j’ai trouvé et acheté son dernier roman au titre peu attirant (en tout cas pour moi), <em>Prélude de cristal</em>, mais qui me promettait encore une merveilleuse histoire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333333;">Comme à son habitude, Bernard Tirtiaux explore une période historique mouvementée et appuie sa narration sur un métier artisanal. Nous sommes en Belgique, dans le bassin de la Sambre, fin mars 1886, et les mineurs et les verriers se révoltent. Et, nous sommes à Berlin où une jeune harpiste, Lena, se prépare à interpréter un concert consacré à Mozart à Bruxelles. Un malencontreux accident l’amène à se rendre dans ce bassin minier de la Sambre où elle va rencontrer Lazare, un souffleur de verre de talent, et découvrir un monde généreux. Lena et Lazare vont tomber éperdument amoureux l’un de l’autre mais leur hsitoire ne sera pas un long fleuve tranquille. Mêlé à un meurtre, Lazare doit se cacher et Lena fuir. Elle embarque pour le Québec et commence alors pour elle une nouvelle vie de saltimbanque. Je n’en dirai pas plus parce que l’histoire est passionnante et qu’elle se lit avec curiosité.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333333;">Bernard Tirtiaux offre des personnages passionnés, bons, entiers, forts et épris d’absolu et de liberté. Il plonge le lecteur dans la beauté d’un art, ou plutôt des arts, dans l’association de la musique et du verre, de la musique et de l’amour, du verre et de l’amour. L’amour de Lena et Lazare est aussi beau que le bruit que fait un doigt sur un verre, fragile mais intense, puissant mais cristallin. Leur amour est absolu et, malgré tous les aléas de la vie, permanent. Mais il plonge aussi le lecteur dans l’Histoire, dans les confrontations sociales. Il montre les révoltes, les combats pour la liberté d’être et pour défendre son identité. Non seulement, il amène le lecteur à réfléchir sur le statut des ouvriers belges de la fin du XIXe siècle, mais il l’invite à se révolter contre le traitement fait aux Indiens aux Etats-Unis. Il replace son histoire dans la grande Histoire et fait prendre conscience de la bêtise humaine occidentale et de l’intolérance généralisée. Bernard Tirtiaux donne une voix aux opprimés, aux blessés, et ouvre à la tolérance.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333333;"><em>Prélude de cristal</em> est un roman magnifique et sublime car il est écrit avec beaucoup de talent, de justesse, de tact, de beauté, de recherche et de simplicité. Il est soufflé comme le verre, écrit comme une partition pour harpe. Bernard Tirtiaux est un artisan de l’écrit, de la phrase, des mots. Mais pas seulement, c’est un artisan de l’histoire. L’histoire pourrait être banale mais il arrive à lui donner une dimension supérieure. Elle est belle comme du cristal… Même si j’ai eu des doutes en lisant les premières lignes, bien vite j’ai retrouvé ce que j’avais tant aimé chez Tirtiaux : la Beauté, l’Absolu, la Bonté, la Tolérance, l’Artisanat, l’Art.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333333;"><em>Prélude de cristal</em> de Bernard Tirtiaux m’a envoûtée, m’a émue aux larmes, m’a fait vibrer, m’a fait voyager. Un roman rare.</span><br />
<span style="color: #333333;"> Je ne saurais que vous conseiller de découvrir cet auteur si vous ne l’avez pas encore lu et vous encourager à lire son roman sublime <a href="http://www.autourdelau.be/2008/01/06/de-la-beaute/" target="_blank"><em>Le passeur de lumière</em></a>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333333;"><em>Prélude de cristal, </em>Bernard Tirtiaux, JC Lattès, 2011<br />
</span></p>
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		<title>D&#8217;une brûlure&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Jul 2011 09:49:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature belge]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature francophone]]></category>

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		<description><![CDATA[La brûlure du chocolat de Barbara Abel fut une lecture imposée. Ne choisissant généralement pas ce genre de roman et étant dans une toute autre disposition d’esprit, je l’ai lu un peu contre mon gré mais contente de me lancer &#8230; <a href="http://www.autourdelau.be/2011/07/19/dune-brulure/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><img class="alignleft" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" src="http://extranet.editis.com/it-yonixweb/images/FNO/P3/9782265089419.jpg" alt="" width="126" height="203" />La brûlure du chocolat </em>de Barbara Abel fut une lecture imposée. Ne choisissant généralement pas ce genre de roman et étant dans une toute autre disposition d’esprit, je l’ai lu un peu contre mon gré mais contente de me lancer dans quelque chose qui ne me dit rien. Peut-être allais-je avoir une excellente surprise.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>La brûlure du chocolat</em> c’est l’histoire d’une fille, Zoé Letellier, écrivaine à succès et très célèbre depuis la publication de son ‘premier’ roman, qui devient amnésique suite à un gros choc émotionnel. Zoé ne reconnaît plus les siens et ne sait plus rien de son passé. On lui dit juste qu’elle écrit et qu’elle doit se marier à la fin de la semaine. C’est donc un peu une course contre la montre pour recouvrir la mémoire mais c’est bien difficile quand certaines choses doivent rester cachées.</p>
<p style="text-align: justify;">Barbara Abel nous offre un roman facile, aux rebondissements attendus, au suspense soutenable qui fait tourner les pages, des lieux communs, un humour auquel je suis insensible et des personnages qui me semblent fades ou exagérés. L’écriture n’est pas recherchée et est elle aussi pleine de lieux communs. Le roman semble être écrit un peu à la va-vite. Lecture au fond agréable mais sans grand intérêt. Certainement pas pour moi vu mes préoccupations actuelles.</p>
<p style="text-align: justify;">Il semble que je sois la seule à ne pas avoir apprécié ce roman et à n’avoir pas relevé les subtilités de l’écriture. Les avis de lectrices enthousiastes : <a href="http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/25405" target="_blank">Ddh</a> (Critiques Libres), <a href="http://leschroniquesdhistoiredenlire.blogspot.com/2011/04/la-brulure-du-chocolat-barbara-abel.html" target="_blank">Sylvie T</a>, <a href="http://lesbonheursdesophie.over-blog.fr/article-la-brulure-du-chocolat-barbara-abel-61319708.html" target="_blank">Sophie</a>, <a href="http://www.le-celibat-ne-passera-pas-par-moi.be/archive/2010/12/11/la-brulure-du-chocolat-barbara-abel.html" target="_blank">Anaïs</a> et <a href="http://misschocoreve.blogspot.com/2011/04/la-brulure-du-chocolat.html" target="_blank">MissChocoreve</a>. Clair de plume a réalisé un entretien avec l&#8217;auteure <a href="http://clairdeplume.wordpress.com/2010/12/06/amnesie-et-chocolat/" target="_blank">ici</a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>La brûlure du chocolat</em>, Barbara Abel, Fleuve noir, 2010</p>
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		<title>De Charly IX&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Jul 2011 09:45:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature française]]></category>

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		<description><![CDATA[Charly 9 de Jean Teulé est son dernier roman. Encore une fois, il plonge dans l’histoire de France afin de nous faire voir différemment un événement particulier. Charly 9, c’est Charles 9, roi de France de 1560 à 1574, qui &#8230; <a href="http://www.autourdelau.be/2011/07/13/de-charly-ix/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><img class="alignleft" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" src="http://extranet.editis.com/it-yonixweb/images/JUL/P3/9782260018247.jpg" alt="" width="134" height="215" />Charly 9</em> de Jean Teulé est son dernier roman. Encore une fois, il plonge dans l’histoire de France afin de nous faire voir différemment un événement particulier.<br />
Charly 9, c’est Charles 9, roi de France de 1560 à 1574, qui a ordonné le massacre de la Saint-Barthélemy en août 1572, un génocide d’une efficacité redoutable contre les protestants de Paris et puis de la France entière. Jean Teulé nous montre comment un homme, qui n’est encore qu’un enfant, est influencé par sa mère et son entourage pour ordonner un massacre qu’il ne cautionne pas et qui le rendra complètement fou. Son nom sera lié à tout jamais au sang versé lors de cette nuit, à tous ces morts, à cette folie. Alors qu’il ne voulait que le bien de son royaume. L’auteur nous offre l’image d’un roi doux et tolérant, un roi qui ne demande qu’à être aimé par sa mère qui lui préfère son frère, un roi faible face aux armes d’une Catherine de Médicis redoutable et sans états d’âme. Charles 9 sombre dans la folie et va mourir de culpabilité. Jean Teulé rend ce roi si détestable humain. On comprend son geste.  On se dit qu’il n’est pas responsable, qu’il n’est qu’une victime des  manigances de sa mère et de son entourage. Charly n’est qu’un homme, un  jeune homme en déficit d’amour. Mais peut-on accepter ces faiblesses-là  d’un roi ? Peut-on accepter d’être gouverné par un faible ?</p>
<p style="text-align: justify;">Ce roman éclaire une part sombre de l’histoire de France avec le talent de l’auteur de le rendre moderne et accessible. L’écriture de Teulé est franche et rapide avec toujours cet humour noir qui le caractérise. Il se base sur des faits historiques et intègre des personnages connus, Ronsard par exemple, en les donnant à voir sous l’angle de la vie quotidienne.</p>
<p style="text-align: justify;">A nouveau, j’ai été gênée par son style que je trouve trop facile et souvent lourd et insistant. <em>Charly 9</em> est un roman qui se lit très vite, qu’on suit comme un film (écriture visuelle de l’auteur), qu’on referme en ayant passé un bon moment et quand même un peu en état de choc car on se dit que l’Homme ne changera jamais, que les génocides ne sont pas le propre du XXe siècle mais qu’ils ont toujours existé et qu’ils existeront sûrement encore parce que l’Homme est ainsi fait. Il est habité par la haine de l’autre et des couches de civilisation et de culture ne suffiront jamais à enterrer son côté barbare.</p>
<p style="text-align: justify;">En résumé donc, le dernier roman de Jean Teulé m’a interpellée par son sujet et par son traitement mais je ne suis pas convaincue par son style trop léger.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous trouverez un extrait du livre <a href="http://www.lexpress.fr/culture/livre/un-extrait-de-charly-9-par-jean-teule_968324.html" target="_blank">ici</a>. Pour écouter Jean Teulé parler de son roman c&#8217;est <a href="http://www.youtube.com/watch?v=XnXQ9drC98Y" target="_blank">ici</a>. Quelques critiques ici : <a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/romans/20110412.OBS1167/le-triste-sire-de-jean-teule.html" target="_blank">Nouvel Obs,</a> <a href="http://www.amandameyre.com/archive/2011/04/24/charly-9-jean-teule.html" target="_blank">Amanda</a>, le <a href="http://les-routes-de-l-imaginaire.blogspirit.com/archive/2011/05/16/charly-9-jean-teule-julliard-2011.html" target="_blank">mari</a> de Cathe. La présentation du livre sur le site de l&#8217;éditeur <a href="http://www.julliard.fr/site/_&amp;100&amp;9782260018247.html" target="_blank">ici</a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Charly 9</em>, Jean Teulé, Julliard, 2011</p>
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		<title>De tigres&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Jul 2011 10:29:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Excellent]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature française]]></category>

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		<description><![CDATA[Après avoir lu de nombreuses éloges à propos de ce roman au titre mystérieux faisant référence à une phrase de Goethe dans Les Affinités électives, je l’ai acheté lors de sa sortie en poche. Et ce roman merveilleux c’est Là &#8230; <a href="http://www.autourdelau.be/2011/07/11/de-tigres/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" src="http://www.jailu.com/docs/Albums/37348/9782290017104_cb.jpg" alt="" width="115" height="188" /><span style="color: #993366;">Après avoir lu de nombreuses éloges à propos de ce roman au titre mystérieux faisant référence à une phrase de Goethe dans <em>Les Affinités électives</em>, je l’ai acheté lors de sa sortie en poche. Et ce roman merveilleux c’est <em>Là où les tigres sont chez eux</em> de Jean-Marie Blas de Roblès.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #993366;">Ce roman, qualifié de livre-monde, est une incroyable fresque dans le Brésil contemporain mais est aussi une biographie, présentée comme étant issue d’un manuscrit totalement inédit, d’un personnage ayant réellement existé au 17e siècle, un prêtre jésuite, Athanase Kircher. Chacun des 33 chapitres du roman commence par un fragment de la fabuleuse vie de Kircher racontée par son disciple Caspar Schott. Quel est le lien entre Athanase Kircher, ce savant du 17e siècle, et le roman se déroulant au Brésil ? Un des personnage central : Eléazard von Wogau. Celui-ci est chargé d’établir les notes et de rédiger les notices de ce manuscrit inédit relatant la vie de Kircher. Mais le lien est aussi plus symbolique. Athanase Kircher est un homme savant qui cherche dans tous les domaines et qui prétend à une maîtrise de toutes les choses du monde. Et le roman raconte les destins de plusieurs personnages dans ce Brésil contemporain si varié, si mouvant, si puissant. Un destin qui cherche à comprendre le monde et l’Homme et un roman qui évoque le monde et les Hommes. Un roman sur la recherche des origines, sur la recherche d’identité dans un monde qui évolue sans arrêt, sur notre place en son sein. Un roman donc presque métaphysique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #993366;">En plus de suivre les aventures et les pensées d’Eleazard, on suit les parcours de Loredana – une italienne qui débarque dans la vie d’Eleazard -, d’Elaine – l’ex-femme d’Eleazard qui est en mission géologique dans la forêt amazonienne en compagnie d’autres chercheurs, d’un étudiant Mauro et d’un allemand-bolivien pas très droit-, de Moema – la fille d’Eleazard qui se perd dans la drogue et en pleine recherche d’identité entourée de Thaïs et de Roetgen, son professeur-, de Moreira et de ses manigances, de Nelson et sa misère, de l’oncle Zé. C’est un roman qui explore toutes les couches de la société brésilienne et tout ce qui peut animer un être humain.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #993366;">Ce roman est dense et pourtant l’auteur arrive à tenir le lecteur en haleine car il alterne des épisodes de la vie de chacun des protagonistes dans chacun des chapitres. La construction est extrêmement bien pensée et donne un rythme incroyable à ce roman long qui se lit comme un feuilleton avec avidité et ferveur. Seule la biographie d’Athanase Kircher commençait à me peser sur la fin.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #993366;">Ce roman est magnifique, d’une richesse et d’une érudition denses, parfaitement maîtrisé, rédigé avec talent, réaliste, réfléchi. Un roman comme on n’en fait plus de nos jours. Un roman encyclopédique dans lequel il faut se plonger sans préjugés. Un roman parfait. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #993366;">Vous pouvez en savoir plus sur l&#8217;auteur sur son site </span><a href="http://www.blasderobles.com/" target="_blank"><span style="color: #ff0000;">ici</span></a><span style="color: #993366;"> et l&#8217;écouter </span><a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/romans/20081022.BIB2247/en-video-jean-marie-blas-de-robles-prix-medicis-2008.html" target="_blank"><span style="color: #ff0000;">ici</span></a><span style="color: #993366;">. Le site de l&#8217;éditeur vous présente le livre </span><a href="http://www.zulma.fr/livre-la-ou-les-tigres-sont-chez-eux-522.html" target="_blank"><span style="color: #ff0000;">ici</span></a><span style="color: #993366;">.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #993366;">Pour découvrir Athanase Kircher c&#8217;est </span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Athanasius_Kircher" target="_blank"><span style="color: #ff0000;">ici</span></a><span style="color: #993366;">, </span><a href="http://www.jesuites.com/histoire/kircher.htm" target="_blank"><span style="color: #ff0000;">là</span></a><span style="color: #993366;"> ou </span><a href="http://www.jesuites.com/actu/2010/kircher.htm" target="_blank"><span style="color: #ff0000;">là</span></a><span style="color: #993366;">.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #993366;">Et enfin, quelques avis d&#8217;autres lecteurs :</span><a href="http://www.amandameyre.com/archive/2008/09/23/la-ou-les-tigres-sont-chez-eux-%E2%80%93-jean-marie-blas-de-robles.html" target="_blank"><span style="color: #ff0000;"> Amanda</span></a><span style="color: #ff0000;">, </span><a href="http://www.biblioblog.fr/post/2009/11/20/La-ou-les-tigres-sont-chez-eux-Jean-Marie-Blas-de-Robles" target="_blank"><span style="color: #ff0000;">Alice-Ange</span></a><span style="color: #993366;"> (Biblioblog), </span><a href="http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-25661297.html" target="_blank"><span style="color: #ff0000;">Keisha</span></a><span style="color: #993366;">, </span><a href="http://lireetecrire.over-blog.fr/article-23180387.html" target="_blank"><span style="color: #ff0000;">Emeraude</span></a><span style="color: #993366;">, &#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #993366;"><em>Là où les tigres sont chez eux,</em> Jean-Marie Blas de Roblès, J&#8217;ai lu, 2010</span></p>
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		<title>D&#8217;un intérieur&#8230;</title>
		<link>http://www.autourdelau.be/2011/07/09/dun-interieur/</link>
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		<pubDate>Sat, 09 Jul 2011 10:14:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature française]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Intérieur nord de Marcus Malte est un magnifique recueil de nouvelles que Bladelor m’avait offert pour mon anniversaire et je la remercie vivement de m’avoir fait découvrir cet auteur et ce livre. Marcus Malte évoque dans ce recueil la solitude, &#8230; <a href="http://www.autourdelau.be/2011/07/09/dun-interieur/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><img class="alignleft" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" src="http://www.zulma.fr/datas/images/livres/livre_l_528.jpg" alt="" width="106" height="159" /><span style="color: #330000;">Intérieur nord</span></em><span style="color: #330000;"> de Marcus Malte est un magnifique recueil de nouvelles que </span><a href="http://oceanicus-in-folio.fr/lire/index.php" target="_blank"><span style="color: #008000;">Bladelor</span></a><span style="color: #330000;"> m’avait offert pour mon anniversaire et je la remercie vivement de m’avoir fait découvrir cet auteur et ce livre.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #330000;">Marcus Malte évoque dans ce recueil la solitude, la souffrance de la perte d’un amour, d’un enfant, d’une mère, le néant. Chaque homme est marqué par la perte d’un être cher et chacun essaye à sa manière de s’en remettre, si on peut s’en remettre. Ces nouvelles sans être tragiques sont douleureuses tout en étant très douces, très nostalgiques, très calmes. Il n’y a pas de tourments, de défoulements, de passions même pour les situations les plus extrêmes, notamment dans la dernière nouvelle “Jeanne, ma Jeanne”. Les émotions et les sentiments semblent maîtrisés dans leur folie, dans leur douleur. Tout semble naturel.</span><br />
<span style="color: #330000;"> J’ai découvert également une écriture parfaite et poétique qui envoûte. Une écriture tout en retenue et sobre.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #330000;">Marcus Malte est une fabuleuse découverte et je ne regrette pas de m’être lancée dans cette lecture. Car je dois bien avouer qu’en prenant le livre, je n’avais pas envie de le lire. Il me semblait trop pessimiste, trop noir, trop douloureux et je craignais le livre déprimant. Il n’en fut rien car, malgré effectivement la noirceur des sujets abordés, j’ai trouvé les histoires sublimes et même lumineuses. Voilà le talent d’un écrivain ! </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #330000;">Vous trouverez ici les avis de </span><a href="http://oceanicus-in-folio.fr/lire/index.php?post/2009/02/18/Int%C3%A9rieur-nord-%28Marcus-Malte%29" target="_blank"><span style="color: #008000;">Bladelor</span></a><span style="color: #330000;">, </span><a href="http://www.amandameyre.com/archive/2008/10/13/interieur-nord-%E2%80%93-marcus-malte.html" target="_blank"><span style="color: #008000;">Amanda</span></a><span style="color: #330000;"> et </span><a href="http://www.tamaculture.com/index.php/2008/10/24/interieur-nord-marcus-malte/" target="_blank"><span style="color: #008000;">Tamara</span></a><span style="color: #330000;">. Vous pouvez découvrir le site de l&#8217;auteur </span><a href="http://www.marcusmalte.com/Marcus_Malte_Interieur_nord.html" target="_blank"><span style="color: #008000;">ici</span></a><span style="color: #330000;">. Et la présentation sur le site de l&#8217;éditeur </span><a href="http://www.zulma.fr/livre-interieur-nord-528.html" target="_blank"><span style="color: #008000;">ici</span></a><span style="color: #330000;">.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #330000;"><em>Intérieur nord,</em> Marcus Malte, Zulma, 2008</span></p>
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