De Julius…
Je vais enfin vous présenter un roman bouleversant, un roman à l’atmosphère sublime et dont les descriptions sont magnifiques. Un roman qui m’a beaucoup touchée, un roman dont j’ai dévoré et savouré les mots, les phrases et le rythme. Et ce roman c’est Julius Winsome de Gerard Donovan.
Julius Winsome c’est l’histoire d’un homme solitaire qui habite avec son chien dans un chalet isolé dans la forêt du Maine. C’est la période de la chasse. Il n’aime pas entendre les coups de fusil, il n’aime pas quand son chien part se balader quand les chasseurs rôdent, il a peur qu’il lui arrive quelque chose. Et voilà que son chien ne rentre pas. Il s’inquiète et le découvre abattu par une balle de fusil de chasse. Il le ramène et l’enterre. A ce moment là, Julius Winsome décide de venger la mort de son compagnon et part à la recherche de celui qui est responsable de la mort préméditée de son chien.
Gerard Donovan nous entraine dans les finesses et les méandres de l’âme d’un homme solitaire, isolé et cultivé. Un homme qui vit dans un chalet reculé dont les murs sont habillés par les rayonnages d’une importante bibliothèque. Julius classe ses livres en chauds et froids selon l’endroit où ils se trouvent. Un homme dont la seule compagnie est celle de son chien.
Julius Winsome est un roman d’une force et d’une beauté incroyables. Un roman touchant, brillant et intense. Un roman qui nous parle de la lecture, de la solitude, de l’amour, de l’amour des mots, de la nature, de la vengeance, de la vie. Une lecture que je recommande vivement.
« J’ai jeté sur mon ami le monde entier à coups de pelle et en ai ressenti le poids, comme si j’étais étendu à ses côtés dans ces ténèbres. »
« Mais dans la vie on doit obtenir sa propre approbation pour les actes commis. Il n’y a personne à qui montrer ce qu’on a fait, personne pour vous dire bravo. »
Les avis enthousiastes ou mitigés des autres lecteurs : L’or des chambres, Cathulu, Laure, Cryssilda, Brize, Delphine, Dominique, Véronique, Benebonnou, et Reka.
Julius Winsome, Gerard Donovan, Seuil, 2009

