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D’hippopotames*…


C’est le deuxième album de cette auteure-illustratrice suédoise consacré aux hippopotames que je lis. Il m’a été offert par Mariselya lors du Swap Afrilire. Dans cet album, on retrouve les mêmes personnages et les mêmes décors que dans l’autre album, Trois petits hippopotames. Toutefois, l’attention est portée sur un autre membre du groupe, Madame Hippopotame. J’aime beaucoup les dessins, les rondeurs et les expressions des hippopotames. Mais cela manque de magie, c’est trop net à mon goût.

En ce qui concerne l’histoire, elle est très courte. Elle convient parfaitement aux jeunes enfants, auxquels ce livre est dédié. Madame Hippopotame vit seule à l’écart du troupeau et aime sa solitude et ses habitudes. Avant de prendre son bain du soir dans une « mare » isolée, elle a l’habitude de préparer son délicieux pudding aux algues qui n’aura de goût que son bain aura été agréable. Mais voilà qu’un jour son quotidien est dérangé par la présence d’un intrus dans son bain privé. Elle ne le supporte pas car elle aime beaucoup son intimité et sa tranquilité. Cet événement va lui permettre de réaliser un acte pour les enfants hippopotames du groupe afin de retrouver sa tranquilité. Est-ce une histoire gentille ? Moralisatrice ? Ou seulement divertissante ?  Je n’ai pas compris. Je n’ai pas été sensible. Je suis ressortie de cette lecture rapide perplexe. À quoi m’attendais-je ? Je ne sais pas. En tout cas, je n’ai pas l’habitude de lire des histoires pour les tous petits. Peut-être est-ce cette lacune ? Enfin, un petit livre lu très rapidement mais qui ne m’a pas convaincue mais que j’ai apprécié grâce à la présence d’hippopotames.

Madame Hippopotame, Lena Landström, L’école des loisirs, coll. Lutin Poche, 2006

 

De pianistes…

La Société des Jeunes Pianistes est un livre magnifique qui raconte l’histoire d’Aksel, un adolescent pianiste, qui découvre la vie avec ses douleurs, ses ambitions, ses amours et ses joies. Il reste le garçon à sa maman passionné de musique jusqu’au jour où sa mère meurt noyée. Aksel doit alors faire face à cette mort seul. Il décide de prendre son destin en main et de faire ce qu’il veut, c’est-à-dire jouer toute la journée au piano avec l’objectif de gagner le concours qui lui ouvrirait la voie d’une carrière en tant que musicien, ce que sa mère a toujours désiré pour lui. Aksel s’investit entièrement dans la musique. Grâce à lui, nous entrons dans ce milieu si particulier qu’est le monde des jeunes musiciens classiques. Ils sont six jeunes pianistes qui se battent pour faire de la musique leur vie et qui découvrent la vie ensemble. Dans ce groupe, il y a Rebecca, la jeune fille très riche qui est la première à se lancer mais qui, à la suite de son concert, prend une décision importante. Il y a Margrete Irene, une jeune fille insignifiante, dans les bras de laquelle Aksel découvre les plaisirs charnels mais aussi les douleurs de l’amour. Il y a Ferdinand, un garçon qui veut vivre de sa musique mais qui n’ose pas. Il y a Aksel, un pianiste doué, torturé par la vie et fou amoureux d’une jeune fille mystérieuse, Anja. Et enfin, il y a Anja, qui ne participe jamais aux réunions de cette Société mais qui en fait partie parce que c’est une pianiste fabuleuse qui ne vit que pour et par la musique. C’est elle qui gagne le concours des Jeunes Talents alors que personne ne l’attendait et ne l’avait écoutée jouer auparavant. Elle est la deuxième à se lancer. Mais derrière Anja se cache un grand mystère, une grande souffrance, une histoire qu’on ne veut pas savoir et qui la détruit.

Ce livre nous raconte les espoirs, les échecs, les luttes et les bonheurs de ce groupe d’adolescents passionnés de musique. C’est un livre très sensible et romantique imprégné de musique. On le lit avec les airs en tête, on est embarqué comme dans un concert envoûtant.

Ce livre m’a envoûté et ça faisait longtemps que je n’avais plus ressenti cela. C’est tellement beau et bien écrit. Quand j’ai tourné la dernière page, j’ai tout de suite eu envie de le relire, de plonger à nouveau dans cette histoire comme quand j’écoute un CD qui me plaît. Et puis, j’ai aussi une profonde admiration pour les musiciens, pour ce qu’ils vivent avec la musique. C’est quelque chose qui me dépasse parce que je ne peux pas le ressentir en moi et que je vois en eux. Ce doit être quelque chose de fabuleux ! C’est pour ça que j’aime les livre qui parlent de musique.

Lu dans le cadre du Prix des Lecteurs du Livre de Poche.
La Société des Jeunes Pianistes, Ketil Bjornstad, Le Livre de Poche, 2008