Entries Tagged as 'Littérature japonaise'

De petits contes de printemps…

Lors du premier Swap au long cours organisé par Bladelor en 2009, les thématiques tournaient autour des saisons. Au printemps, nous nous sommes mutuellement offert un petit livre de contes japonais de Sôseki, Petits contes du printemps. Une quatrième de couverture, une jolie couverture et un titre d’une douceur incroyable me faisaient espérer de passer un beau moment en compagnie de ces petits contes. Malheureusement, le courant n’est pas passé entre Sôseki et moi. Bien que ses contes du printemps soient intemporels et qu’ils nous plongent dans une sorte de quiétude, je me suis beaucoup ennuyée en les lisant. Je n’ai pas réussi à entrer dans l’atmosphère dégagée par ces contes, à m’intéresser à ces petits riens qui font la beauté du quotidien. Je suis déçue que la rencontre n’ait pas eu lieu mais je pense qu’il faut être dans un certain état d’esprit pour apprécier ces contes. D’être soi-même sensible et apaisé.

Les Petits contes de printemps sont pour moi une déception car, en général, je suis très sensible à ce genre de textes tout en douceur, en ambiance et en atmosphère.

Merci Bladelor pour ce cadeau commun et cette découverte qui comme toi me laisse perplexe.

Lecture commune avec Bladelor dont le billet se trouve ici.

Petits contes de printemps, Sôseki, Traduits du japonais par Elisabeth Suetsugu, Philippe Picquier (Picquier Poche), 2003

De la mer et autres nouvelles…

La mer de Yoko Ogawa est un recueil de 7 nouvelles poétiques et tendres dans lesquelles on retrouve l’atmosphère quelque peu onirique et sensible de l’auteure, la magie de l’imagination, des mots et des lettres, la force de la vie… Chaque petit texte nous embarque dans son monde où se mêlent les générations et les rêves mais aussi les solitudes et les souffrances. Chaque nouvelle est consacrée avec tendresse à une rencontre. La rencontre d’un jeune homme, un enfant encore, inventeur d’un instrument de musique unique au monde, le meirinkin, qui ne se joue qu’en bord de mer. Ensuite, la rencontre de deux japonaises, l’une jeune et l’autre âgée, lors d’un voyage à Vienne. La rencontre d’une jeune dactylo avec le gardien des caractères, personnage mystérieux et source de fantasmes… Celle d’un homme, employé dans un hôtel, avec une vieille dame et surtout avec sa petite fille muette. Et puis, la rencontre d’un jeune garçon, obligé d’accompagner sa mère lors d’une visite, qui passera toute la journée avec un vieux monsieur élégant, ancien poète, possédant une ‘titrerie’. Un voyage en train qui fait ressurgir les souvenirs. La stratégie d’un vieux chauffeur de bus scolaire…

Yoko Ogawa c’est tout un univers, un magnifique et subtil univers où se côtoient la tendresse et la cruauté. Une auteure qui ne me décoit vraiment pas et que je continue à découvrir.

La mer, Yoko Ogawa, Actes Sud, 2009

D’une marche…

La Marche de Mina de Yoko Ogawa est le deuxième roman japonais que je lis et je suis véritablement tombée sous le charme de cette écrivain. J’ai lu ce livre, envoyé par Virginie, dans le cadre de La Chaîne des livres organisée par Ys. Je venais de recevoir de la part de Manu Hôtel Iris. Quel heureux hasard !

Avec La Marche de Mina, je découvre une autre facette de l’auteure. Si dans Hôtel Iris, Yoko Ogawa explore les fantasmes inavouables, ici elle plonge le lecteur dans la douceur et la nostalgie de l’enfance. On suit les aventures de la jeune Tomoko, envoyée par sa mère chez sa tante et son oncle si charismatique. Tomoko arrive dans une famille particulière où la vie est différente, enchanteuse, chaleureuse et vibrante. Dès son arrivée, Tomoko aime cette famille (sa cousine Mina, sa gran-mère Rosa, l’hippopotame domestique Pochiko, ….) et nous aussi nous l’aimons. Le lecteur sent qu’il fait partie de la famille et qu’il vit tous les événements avec elle. On plonge avec nostalgie dans ce passé merveilleux entraîné par la plume poétique et magique de l’auteure.

Je suis désormais sous le charme et conquise par Yoko Ogawa. Le livre refermé, j’ai vite acheté deux autres romans : La mer et Amours en marge. J’ai hâte de les lire.

Les avis de Lune de pluie, Ys et Virginie.

D’un Hôtel…

Hôtel Iris de Yoko Ogawa est le premier livre d’un auteur japonais que je lis. Je ne connaissais pas du tout cette littérature et j’avais très envie de la découvrir. J’ai donc participé au Wabi-Sabi swap organisé par Goelen et j’ai eu la chance de recevoir de la part de Manu deux livres de grands noms japonais : Yoko Ogawa et Haruki Murakami. J’ai commencé donc par Yoko Ogawa, intriguée surtout par le message de Manu me disant qu’il s’agit d’une histoire particulière… Et je me suis plongée dans ce roman avec délectation… C’est une pure merveille de poésie. Effectivement, l’histoire est assez troublante et pourrait être choquante. Une jeune fille,  Mari, fascinée par un vieil homme lors d’une scène théâtrale dans les couloirs de son hôtel, le suit et entame une liaison avec cet homme, le traducteur C’est une liaison remplie de fraîcheur malgré les années qui les séparent, de douceur mais également de violence, de fantasmes et de désirs. J’ai beaucoup pensé aux photos de Araki pendant ma lecture. C’est une histoire forte et dérangeante que nous raconte Yoko Ogawa mais elle passe avec douceur et beauté grâce à son écriture et à la manière de nous transmettre les émotions.

Il s’agit d’une très belle découverte pour moi. Merci encore Manu pour cet excellent choix.

Hôtel Iris, Yoko Ogawa, Babel