De nombres premiers…
La solitude des nombres premiers de Paolo Giordano est un roman dont on a beaucoup parlé sur la blogosphère et qui mérite vraiment qu’on le lise. Paolo Giordano nous entraîne dans l’histoire de deux personnages, Mattia et Alice, de leur enfance jusqu’à l’âge adulte en alternant leur voix et leurs pensées. Mattia porte en lui un terrible secret qui l’amène à commettre des actes d’auto-mutilation. Il se tait, il souffre et s’engouffre dans les mathématiques. Alice vit sous la coupe d’un père autoritaire qui avait de hautes ambitions pour elle jusqu’au jour où un grave accident l’handicape à vie et la plonge dans l’anorexie. Alice, tout comme Mattia, est solitaire. Mais Alice est attirée par ce jeune garçon sombre, silencieux et mystérieux. Et Mattia, lui aussi, se sent proche de cette fille un peu bizarre. Ils se ressemblent et sont reliés tels des nombres premiers. Mattia et Alice ne cesseront de se chercher, de se retrouver et de se quitter durant toute leur vie alors qu’ils tentent de trouver leur place dans ce monde.
Paolo Giordano nous offre un premier roman plutôt mélancolique où les sentiments sont forts et contradictoires, les souffrances et les douleurs vraies, les espoirs enfouis. Un livre sensible et émouvant, prenant et poignant, mais pas non plus bouleversant. Et puis, l’auteur nous mène là où il veut et ne laisse aucun espoir.
Tous ceux qui en ont parlé sont repris ici.
La solitude des nombres premiers, Paolo Giordano, Seuil, 2009

