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De petits contes de printemps…

Lors du premier Swap au long cours organisé par Bladelor en 2009, les thématiques tournaient autour des saisons. Au printemps, nous nous sommes mutuellement offert un petit livre de contes japonais de Sôseki, Petits contes du printemps. Une quatrième de couverture, une jolie couverture et un titre d’une douceur incroyable me faisaient espérer de passer un beau moment en compagnie de ces petits contes. Malheureusement, le courant n’est pas passé entre Sôseki et moi. Bien que ses contes du printemps soient intemporels et qu’ils nous plongent dans une sorte de quiétude, je me suis beaucoup ennuyée en les lisant. Je n’ai pas réussi à entrer dans l’atmosphère dégagée par ces contes, à m’intéresser à ces petits riens qui font la beauté du quotidien. Je suis déçue que la rencontre n’ait pas eu lieu mais je pense qu’il faut être dans un certain état d’esprit pour apprécier ces contes. D’être soi-même sensible et apaisé.

Les Petits contes de printemps sont pour moi une déception car, en général, je suis très sensible à ce genre de textes tout en douceur, en ambiance et en atmosphère.

Merci Bladelor pour ce cadeau commun et cette découverte qui comme toi me laisse perplexe.

Lecture commune avec Bladelor dont le billet se trouve ici.

Petits contes de printemps, Sôseki, Traduits du japonais par Elisabeth Suetsugu, Philippe Picquier (Picquier Poche), 2003

D’hippopotames**…


Voici le deuxième album offert par Mariselya dans le cadre du Swap Afrilire et cette fois il s’agit d’un album jeunesse d’un célèbre auteur algérien que j’apprécie beaucoup, Mohammed Dib. Il s’agit en fait d’un conte joliment illustré par Emmanuel Kerner qui nous raconte les péripéties d’un bébé hippopotame qui, s’étant vu pour la première fois dans un miroir, désire changer d’apparence parce qu’il se trouve vilain. Il pleure et scie sa mère pour devenir quelque chose d’autre. La mère cède face aux larmes de son petit et l’emmène chez un sorcier qui le transformera à trois reprises sans jamais le satisfaire. Finalement, bébé hippopotame veut être un hippopotame parce que c’est tellement beau un hippopotame.

Ce conte met en lumière plusieurs choses, notamment l’amour inconditionnel des mères pour leurs petits ou l’acceptation de soi et de son apparence. Il est difficile de se voir pour la première fois dans un miroir et d’accepter l’image reflétée. Chacun se fait une idée de son apparence qui ne correspond pas à celle qu’il voit dans le miroir. Cependant, il faut accepter ce que l’on est et en être fier. C’est un joli conte avec une belle morale d’amour de soi. Et puis, j’aime les illustrations très vivantes. Et surtout, j’aime les contes avec les animaux. Un bel album à découvrir.

L’hippopotame qui se trouvait vilain, Mohammed Dib, Albin Michel jeunesse, coll. Petits contes de sagesse, 2001

De contes…

Contes du Bénin est un recueil de contes Dendi, de l’extrême nord du Bénin, tous très courts et très agréables à lire. Ils sont à la fois drôles et tragiques, empreints de magie et moraux, mais non moralisateurs. Ces contes, dont les héros sont les animaux de la savane, constituent en fait une base à une discussion, à une réflexion sur nos valeurs et nos comportements. Ils sont racontés par les conteurs lors de veillées dans le village pendant la saison sèche pour transmettre un savoir et aussi divertir. Mais ils sont créés lors de la saison des pluies, lorsque les gens sont aux champs et qu’ils croisent tous ces animaux alors que le village est vide.

Les personnages récurrents sont le Lièvre – animal rusé et intelligent qui fait toujours tourner les situations, même les plus dangereuses, à son avantage – et la Hyène – bête fourbe et naïve qui n’obtient jamais ce qu’elle convoite et qui est toujours condamnée à la place des autres. En parcourant ces contes, nous faisons également connaissance avec l’Éléphant le Sage, le Coq et le Crocodile le Trompeur. Tous ces animaux sont associés à un caractère humain spécifique. Cela permet aux conteurs de toucher les auditeurs en les faisant rire.

J’aime beaucoup ces contes mettant en scène des animaux à la place des êtres humains. J’aime également la mise en page de ce texte dans cette édition. Le long du bord droit de chaque feuillet, une frise représentant la même statuette d’un guerrier est dessinée. De plus, le texte est aéré. Ces éléments rendent la lecture beaucoup plus agréable.

Une belle lecture qui m’a fait rire et réfléchir sur certains de nos comportements.

Contes du Bénin, Mach-Houd Kouton, Syros, coll. Tempo, 2005