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De renaître…

Christian Bourgois a publié en janvier 2010 le premier volume des journaux et carnets de Susan Sontag de 1947 à 1963, Renaître, présenté par son fils, David Rieff.

Ces carnets sont riches et donnent une idée sur la personnalité de Susan Sontag, jeune fille très cultivée et jeune femme exigeante. Susan Sontag se livre totalement. Elle confie ses lectures, ses listes de livres à lire, son amour de la musique, ses amours, ses relations amoureuses, son fils. Le lecteur découvre ses goûts, ses envies, ses aspirations, ses peurs, ses angoisses. Il découvre une jeune fille précoce et curieuse.

Ces propos sont très stimulants et intéressants. J’ai lu Renaître dans le cadre de mon envie de découvrir les parcours d’écrivains ou d’intellectuels et de comprendre comment s’est construit leur pensée. Je suis vraiment très heureuse d’avoir découvert l’univers de Susan Sontag grâce à cette publication. J’attends maintenant les deux autres volumes prévus.

Quelques mots :

« … La poésie doit être : exacte, intense, concrète, signifiante, rythmique, formelle, complexe

… L’art, donc, lutte constamment pour être indépendant de la pure intelligence…

… Le langage n’est pas seulement un instrument mais une fin en soi… » (19/12/1948) (p. 27)

« Réellement c’est le style qui est important. Le style détermine l’intrigue. (22/01/1953) (p. 103)

« La pensée n’a pas de limites naturelles. » (24/10/1956) (p. 113)

« Quel est le secret qui permet soudain de commencer à écrire, de trouver une voix ?
Essayer le whisky. Et aussi être au chaud. » (1957) (p. 197)

« Pour écrire vous devez vous autoriser à être la personne que vous ne voulez pas être (de toutes les personnes que vous êtes). » (13/08/1961) (p. 343)

« Ecrire est une belle action. C’est accomplir quelque chose qui donnera du plaisir à d’autres plus tard. » (13/08/1961) (p. 343)

« La peur de vieillir naît de la prise de conscience qu’on ne vit pas la vie que l’on souhaite. C’est équivalent à une impression de maltraiter le présent. » (9/12/1961) (p. 359)

Renaître, Susan Sontag, Christian Bourgois, 2010

De Jack London…

Jack London. Le vagabond magnifique est une très belle introduction à la vie de Jack London. Yves Simon nous raconte les éléments les plus marquants de sa vie et surtout il nous parle de ses années de formation qui feront de lui l’écrivain reconnu et admiré. Le lecteur apprend les années de vagabondage, de labeur, de lecture et d’aventures qui vont lui donner de la matière pour ses futurs récits mais aussi lui forger une pensée socialiste.

Cette courte biographie, illustrée de photographies en noir et blanc de l’auteur et de ce qui l’a profondément marqué, nous montre un grand homme qui s’est battu, qui n’a jamais baissé les bras et qui a réussi par la force de sa volonté et de son travail.

Si vous aimez Jack London, je vous invite à découvrir cette belle introduction à l’homme qu’il était. Cette biographie se lit avec beaucoup de plaisir car l’objet est très joli et agréable à manipuler. Toutefois, si vous cherchez des informations complètes et fouillées sur l’auteur, il faudra vous tourner vers un ouvrage plus conséquent.

Je suis ravie de cette lecture qui montre que rien n’est jamais perdu si on y croit.

Jack London. Le vagabond magnifique, Yves Simon, Mengès, coll. Destins, 2009

Fêtons Maupassant…

 

Guy de Maupassant est né le 5 août 1850 au château de Miromesnil à Tourville-sur-Arques dans une famille noble d’origine lorraine. Toutefois, une polémique existe quant à son lieu de naissance. En effet, selon son acte de décès, Maupassant serait né à Sotteville, près d’Yvetot. Sa mère, Laure le Poittevin, avait été l’amie de Gustave Flaubert qui allait exercer une certaine influence sur la vie de Guy. Elle fut une femme d’une grande culture littéraire, aimant beaucoup les classiques, particulièrement Shakespeare. En 1856, naît Hervé, le frère cadet de Guy.

 

En 1860, ses parents divorcent. Maupassant et son frère suivent leur mère à Etretat où ils vivront entre mer et campagne. Guy pêche avec les pêcheurs, parle le patois et grandit dans l’amour de la nature. En ce qui concerne sa scolarité, Guy entre d’abord au petit séminaire à Yvetot, selon le souhait de sa mère, où il commence à versifier, à l’âge de treize ans. De sa première éducation catholique, il conservera une hostilité marquée envers la religion et il finira par se faire renvoyer. Il est alors inscrit au lycée Corneille de Rouen, où il se montre bon élève, s’adonnant à la poésie et participant aux pièces de théâtre. A cette époque, il côtoie surtout Gustave Flaubert, dont il devient le disciple. En 1869, il s’inscrit à la Faculté de Droit à Paris. Mais en 1870, il commence son service militaire qui durera un an en s’enrôlant comme volontaire dans la Guerre franco-prussienne. Après la guerre, il paie un remplaçant pour achever à sa place son service militaire et quitte la Normandie pour Paris. Il rentre alors comme commis au Ministère de la Marine en 1872 jusqu’en 1878, date à laquelle il sera transféré au Ministère de l’Instruction Publique. Le soir, il travaille d’arrache-pied à ses travaux littéraires. Fin janvier 1877, le diagnostic tombe, il est atteint de syphilis. Cette maladie ne cessera d’empoisonner son existence.

 

Gustave Flaubert le prend sous sa protection et sera pour lui une sorte de mentor littéraire, guidant ses débuts dans le journalisme et la littérature. Chez Flaubert, il rencontre Tourgueniev et Zola, ainsi que de nombreux écrivains des écoles naturaliste et réaliste. Il écrit beaucoup de vers et de courtes pièces. Il commence aussi à fournir des articles à plusieurs journaux importants comme Le Figaro, Gil Blas, Le Gaulois et L’Écho de Paris puis il consacre ses loisirs à l’écriture de romans et de nouvelles. Toujours encouragé par Flaubert, il publie en 1879 son premier livre, un fascicule d’une centaine de pages, Histoire du vieux temps. S’étant lié avec Zola, il participe en 1880 au recueil collectif des écrivains naturalistes Les Soirées de Médan avec sa première nouvelle, Boule de Suif, qui remporte d’emblée un grand succès et que Flaubert qualifie de « chef-d’œuvre qui restera ». La disparition subite de Flaubert en 1880, le laissera seul.

 

La décennie de 1880 à 1890 est la période la plus féconde de la vie de Maupassant : il publie six romans, plus de 300 nouvelles et quelques récits de voyage. Rendu célèbre par sa première nouvelle, il travaille énormément et publie deux, voire plus, volumes par ans. Son sens des affaires et son talent lui ont apporté la richesse. En 1881, il publie son premier volume de nouvelles sous le titre de La Maison Tellier ; en 1883, il termine son premier roman, Une vie. Avec les droits d’auteur de La Maison Tellier il se fait construire sa maison « La Guillette » à Étretat. Maupassant aura trois enfants, qu’il ne reconnaîtra pas, avec Joséphine Litzelmann, une donneuse d’eau de Châtelguyon. En 1884, il vit une liaison avec la comtesse Potocka. Son second roman, Bel-ami, paraît en 1885 et connaît un grand succès de librairie. Il écrit également à cette époque l’un de ses chefs-d’œuvre, Pierre et Jean, en 1887/1888.

 

Son aversion naturelle pour la société le porte vers la retraite, la solitude et la méditation. Il voyage longuement en Algérie, en Italie, en Angleterre, en Bretagne, en Sicile, en Auvergne. Chaque voyage lui permet d’écrire de nouveaux textes. Il fait une croisière sur son yacht privé nommé « Bel-Ami » d’après son roman de 1885. Cette croisière, où il passe par Cannes, Agay et Saint-Tropez lui inspire Sur l’eau. Cette vie ne l’empêche pas de nouer des amitiés avec les célébrités littéraires de son temps : Alexandre Dumas fils, Taine rencontré à Aix-les-Bains… Par contre, l’amitié de Maupassant avec les Goncourt sera de courte durée, son caractère s’accommodant mal à celui des Goncourt. Mais la brouille aurait commencé à propos d’une souscription pour un monument à la gloire de Flaubert.

 

En 1887, son frère Hervé est interné une première fois, et retombe malade en fin d’année. En 1888, il est de nouveau interné à l’asile de Lyon-Bron où il meurt en novembre 1889. Durant ses dernières années, Maupassant développe un amour exagéré pour la solitude, un instinct de conservation maladif, une crainte constante de la mort et une certaine paranoïa, dus surtout à la syphilis. Maupassant se porte de plus en plus mal, son état physique et mental ne cesse de se dégrader et ses nombreuses consultations et cures à Plombières-les-Bains, Aix-les-Bains ou Gérardmer n’y changent rien. En août 1890, il commence L’Âme étrangère, qu’il ne finira jamais. En 1891, il commence un roman, L’Angélus, qu’il n’achèvera pas non plus. Le 31 décembre, il envoie une lettre d’adieu au docteur Cazalis. Après une tentative de suicide au début de l’année 1892, Maupassant est interné dans la clinique du docteur Emile Blanche à Paris. Fin 1892, ses membres sont totalement paralysés. Il meurt le 6 juillet 1893 après dix-huit mois d’inconscience presque totale.

Dans le cadre de cette célébration, je lirai Le Horla.

Bibliographie

Boule de Suif (1880)
La Maison Tellier (1881)
Une partie de campagne (1881)
Mademoiselle Fifi (1882)
Ce cochon de Morin (1882)
La folle (1882)
La Légende du Mont-Saint-Michel (1882)
La ficelle (1883)
Deux Amis (1883)
Une vie (1883)
Vendetta (1883)
Clair de lune (1883)
Contes de la bécasse (1883)
Aux champs (1884)
Au soleil (1884)
Les Sœurs Rondoli (1884)
Yvette (1884)
La Parure (1884)
Miss Harriet (1884)
Un fou ? (1884)
Adieu ! (1884)
L’Héritage
(1884)
Monsieur Parent (1885)
Lettre d’un fou (1885)
Bel-Ami (1885)
Contes du jour et de la nuit (1885)
Le Horla (1887)
Sur l’eau (1888)
Pierre et Jean (1887/1888)
Le Rosier de Madame Husson (1888)
Le Port (1889)
Fort comme la mort (1889)
La Main gauche (1889)
Histoire d’une fille de ferme (1889)
Mouche (1890)
La Vie errante (1890)
Notre cœur (1890)
L’Inutile Beauté (1890)
Le Père Million (1899)
Le Colporteur (1900)
Les Dimanches d’un bourgeois de Paris (1900)
La Chevelure

Plus d’informations : Maupassantiana, Cultures France

Sources : Alalettre, Wikipedia, L’Internaute

Celebrate Hemingway…

Ernest Miller Hemingway est né le 21 juillet 1899 (le jour de la fête nationale belge) à Oak Park, près de Chicago aux Etats-Unis, de Clarence Hemingway, dentiste, et de Grace Hall. Il aura cinq frères et soeurs. Son père l’initie très tôt à la chasse et à la pêche. Sa mère l’initie à la musique et aux arts. Il aura également une éducation très catholique. Toute la famille allait à la messe le dimanche et Ernest chantait dans une chorale. A 12 ans, son père lui offre son premier fusil de chasse. A partir de 1913, Ernest étudie à la High School d’Oak Park où il découvre Shakespeare, Dickens, Stevenson et où il participe à la vie sportive et culturelle. Ses premiers contes et poèmes paraissent dans les revues littéraires de l’école. Son diplôme en poche, Hemingway ne fait pas d’études universitaires mais il devient journaliste de faits divers au Kansas City Star grâce à son oncle paternel, Alfred Tyler Hemingway. Il y apprend à écrire de manière concise et ne disant que les faits.

Lors de le Première Guerre Mondiale, en 1917, Hemingway est refusé parce que son père refusait son engagement. Cependant, en avril 1918, il incorpore la Croix-Rouge italienne en tant qu’ambulancier. Le 6 juin 1918, il arrive à Milan. Après plusieurs semaines passées à l’arrière, c’est en tant que cantinier qu’il rejoint le front où il sera gravement blessé. Il restera alors deux mois dans un hôpital de Milan où il s’éprendra d’une jeune infirmière américaine, Agnes Von Kurowsky, qui lui inspirera le personnage de Catherine Barkley dans L’Adieu aux armes. Il retourne ensuite sur le front. Mais, atteint de jaunisse, il doit retourner en urgence à l’hôpital à Milan pendant deux mois. De retour aux Etats-Unis en janvier 1919, il trouve un emploi de reporter au Co-operative Commonwealth mais il ne gagne pas grand chose. Il fait la recontre de Elizabeth Hadley Richardson et ils se marient en 1920. Hemingway ne travaille plus en tant que reporter, il écrit quelques articles occasionnels au Toronto Star. Le couple vit sur les revenus de Hadley. En 1922, ils s’installent ensuite à Paris après qu’Ernest a décroché une mission journalistique. Il y rencontre la romancière Gertrude Stein qui lui apprendra à écrire dans un style clair, précis et dépouillée. Ses premiers grands textes sont ceux d’un aventurier attiré par le danger. Les violences vues lors de la guerre parcourent son oeuvre. Il décide d’arrêter le journalisme pour se consacrer entièrement à l’écriture. Il fréquente également tous les intellectuels de Paris. En mai 1925, il rencontre Fitzgerald, déjà célèbre, à Paris au Diego bar, qui se rendra compte de la qualité d’écrivain de Hemingway. Il y aura, entre eux, une relation empreinte à la fois d’amitié et de rivalité. Hadley découvre qu’Ernest a une liaison avec Pauline Pfeiffer. Et elle accepte le divorce si celui-ci est encore amoureux de Pauline après six mois de séparation. Ne pouvant voir ni Pauline ni Hadley, il est en dépression suite à son isolement. En 1927, il se marie finalement avec Pauline lors d’une cérémonie catholique. Lors de leur voyage de noces, Hemingway attrape une infection qui l’immobilise et l’empêche d’écrire. Il sombre à nouveau dans la dépression. Son père se suicide en 1928. Après quelques séjours à Key West en Floride aux Etats-Unis, ils s’y installent définitivement en 1931.

Lors de la Guerre d’Espagne, en 1936, il s’engage aux côtés des Républicains en tant que journaliste avec Martha Gelhorn dont il est tombé amoureux. Il y rencontrera Malraux. Il écrit Pour qui sonne le glas, roman qui le rend célèbre. Les carnages dont il est témoin le convainquent de la vacuité et du mensonge du langage abstrait. Il supprime donc de son écriture tous les mots inutiles, simplifiant la structure de la phrase et se concentrant sur les objets et les actions concrètes. Ses héros sont des hommes forts, silencieux et très curieux des femmes. En 1940, il divorce d’avec Pauline et se marie ensuite avec Martha. Malheureusement pour Ernest, Martha ne veut pas céder sur sa carrière. Il s’installe à Finca Vigia, à Cuba, où il est le plus souvent seul. Dès 1942, il s’implique dans la lutte anti-Nazi en créant la Crook Factory.

En 1944, il rejoint Martha en Angleterre où il aura un grave accident de voiture, les journalistes le croiront mort. A Londres, il rencontre Mary Welsh dont il tombe fou amoureux. De juin à décembre 1944, il est correspondant de guerre pour la Third Army mais il combat sur le front avec la quatrième infanterie. Ses articles ne sont qu’un prétexte pour rester sur le front. A cousa de cela, il est passé en jugement à la Cour Martiale pour violation de la Convention de Genève. Enfin, en 1945, il rejoint Mary à Paris et divorce d’avec Martha. Il sombre dans l’alcoolisme, se sentant coupable de l’échec de son mariage avec Martha. Toutefois, il épouse Mary en 1946. Hemingway rencontre Adriana Ivancich dont il tombe amoureux.

Il obtient le Prix Pulitzer en mai 1953 pour Le Vieil Homme et le mer. En 1954, il est encore victime de deux accidents d’avion. En 1954, il obtient le prix Nobel de littérature. Malgré les reconnaissances littéraires, Hemingway sombre dans l’alcoolisme et la dépression. Sa santé physique et mentale se dégrade de plus en plus. Il quitte Cuba en 1960. Se sentant devenir aveugle à cause du diabète et perdant la mémoire et la capacité d’écrire, il se suicide le 2 juillet 1961, alors qu’il avait toujours considéré le suicide comme étant un acte de lâcheté.

 

Bibliographie

Trois histoires et dix poèmes (1923)
De nos jours (1925)
Le Soleil se lève aussi (1926)
Hommes sans femmes (1927)
Cinquante mille dollars (1928)
L’Adieu aux armes (1932)
Mort dans l’après-midi
(1932)
Les Neiges du Kilimandjaro ( 1936)
Les Vertes Collines d’Afrique (1937)
Pour qui sonne le glas (1940)
En avoir ou pas (1945)
Dix indiens (1946)
Paradis perdu suivi de La cinquième colonne (1949)
Au-delà du fleuve et sous les arbres (1950)
Le Vieil Homme et la mer (1952)
L’Eté dangereux (1960)

 

Publications posthumes

 

Paris est une fête (1964)
Îles à la dérive (1970)
Le Jardin d’Eden (1989)
La Vérité à la lumière de l’aube (1999)

 

 

Sources : Ernest Hemingway His Life and Works, Wikipedia, Biobble et Autori

Bon anniversaire René Char

Et c’est malheureusement encore avec un jour de retard que je célèbre la naissance d’un très grand poète français : René Char.

 

René Emile Char voit le jour le 14 juin 1907 à l’Isle-sur-la-Sorgue, dont son père était la maire dès 1905, dans le Vaucluse. Imposant et impulsif, il joue passionnément au rugby. Pensionnaire au lycée d’Avignon puis, en 1925, étudiant à l’École de commerce de Marseille, il lit Plutarque, Villon, Racine, les romantiques allemands, de Vigny, de Nerval et Baudelaire. En 1924, il fait un voyage en Tunisie où son père avait créé une petite plâtrière. Après avoir travaillé à Cavaillon dans une maison d’expéditions, il effectue en 1927 son service militaire dans l’artillerie à Nîmes. Son premier recueil, Cloches sur le cœur, rassemblant des poèmes écrits entre 1922 et 1926, est publié en 1928. Malheureusement, il détruira la plus grande partie des exemplaires.

 

En 1929, René Char fonde la revue Méridiens avec André Cayatte et il adhère au mouvement surréaliste après avoir rencontré Arangon, Breton et Crevel. Il publie en décembre 1929 Profession de foi du sujet dans le douzième numéro de La Révolution surréaliste. Le 14 février 1930, les surréalistes saccagent à Paris le bar « Maldoror », lors d’une bagarre au cours de laquelle Char est blessé d’un coup de couteau dans l’aine. Son adhésion au surréalisme ne dure qu’un moment pendant lequel il signera quelques tracts et un recueil en commun avec Eluard et Breton en 1930, Ralentir travaux. Tandis qu’il lit Rimbaud, Lautréamont, les philosophes présocratiques et les grands alchimistes, Char publie également en avril 1930 à Nîmes Tombeau des secrets, avec un collage de Breton et Éluard. Aragon, Breton, Char et Éluard créent la revue Le Surréalisme au service de la révolution. Artine paraît aux Éditions surréalistes, chez José Corti, avec une gravure de Salvador Dali. En 1931, Char signe les tracts surréalistes concernant le film L’Âge d’or (réalisé par Dali et Buñuel et attaqué par les ligues de droite), l’exposition coloniale et la situation politique en Espagne. Durant l’été, Char, Nusch et Éluard s’embarquent à Marseille, font escale à Barcelone et séjournent à Cadaqués chez Dali et Gala. Après un voyage en Espagne avec Francis Curel, Char épouse à Paris en octobre 1932 Georgette Goldstein qu’il a rencontrée peu de temps auparavant à Cannes.

 

En 1934, il reprend son indépendance par rapport au mouvement surréaliste. Son oeuvre devient celle d’un solitaire ne souffrant aucun compromis. Elle témoigne de son insoumission devant les agressions du monde. Char est un homme d’action, le devenir du monde l’importe au plus haut point. En 1937, il dédie son Placard pour un chemin des écoliers aux “enfants d’Espagne”. Démobilisé en 1940, il entre presque aussitôt dans la Résistance sous le pseudonyme Alexandre. Il commande le Service action parachutage de la zone Durance. Son QG est installé à Céreste (Basses-Alpes). Il y écrit son journal, chronique de la résistance, qui sera publié sous le nom Les Feuillets d’Hypnos en 1946. En 1944, Char est appelé en mission à Alger auprès de l’Etat-Major interallié d’Afrique du Nord où il y rencontre le général de Gaulle dont il gardera un médiocre souvenir. Souhaitant faire jouer à Avignon une pièce de théâtre qu’il venait d’écrire, René Char et Jean Vilar créent le premier Festival de théâtre d’Avignon en 1947. René Char est un poète engagé dans son temps. En 1948, le danger de pollution de la nature lui inspire une pièce, le Soleil des eaux. En 1965, il mène campagne contre l’implantation de fusées nucléaires sur le plateau d’Albion.

 

En 1968, Char publie Retour amont illustré de 4 eaux fortes de Giacometti, il tourne Du Soleil des eaux pour la télévision et il est victime d’une première crise cardiaque. En 1971, Char est mis à l’honneur à travers une exposition organisée par la fondation Maeght et un numéro spécial publié par les cahiers de l’Herne. En 1977, il rencontre pour la première fois Marie Claude de Saint-Seine qui travaille aux éditions Gallimard et avec laquelle il se mariera dix ans plus tard. En 1978, René Char est à nouveau victime d’une attaque cardiaque très sérieuse. La Bibliothèque nationale organise en 1980 une exposition qui lui est consacrée : « Les manuscrits de Char enluminés par les peintres du XXe siècle ». René Char a reçu tous les honneurs de son vivant car, en 1982, le musée bibliothèque René Char est inauguré à l’Isle-sur-la-Sorgue à l’Hôtel Camperdon. Mais, dès 1984, le poète retire ses oeuvres déposées à l’Hôtel en raison de difficultés avec la municipalité sur la conception et le fonctionnement du musée. En 1983, ses Oeuvres complètes sont publiées dans la collection La Pléiade de Gallimard. En 1986, l’exposition « Lettera amorosa » de Braque et Char a lieu à Fontaine de Vaucluse au Musée Pétrarque. René Char meurt d’une crise cardiaque le 19 février 1988. En mai de la même année, paraîtra un recueil posthume L’éloge d’une soupçonnée.

 

La poésie de Char puise sans cesse dans le réel et dans la terre. Il est enraciné dans son pays natal et s’inspire abondamment de la Provence, de ses pierres, sa flore et sa faune. Mais ce côté bucolique n’est que l’apparence d’une recherche toujours plus rigoureuse de son état d’homme. Sa poésie est hermétique, son travail résidant dans l’épuration de ses phrases jusqu’à les réduire à des instantanés.

 

Bibliographie succincte

Le Marteau sans maître (1934)
Placard pour un chemin des écoliers (1937)
Dehors la nuit est gouvernée (1938)
Seuls demeurent (1945)
Feuillets d’Hypnos (1946)
Poème pulvérisé (1947)
Fureur et Mystère (1948)
Matinaux (1950)
Lettera Amorosa (1952)
La parole en archipel (1962)
Le Nu perdu (1971)
La Nuit talismanique (1972)
Chants de la Balandrane (1977)
Fenêtres dormantes et portes sur le toit (1979)
Les voisinages de Van Gogh (1985)
Eloge d’une soupçonnée (1988)

 

Sources : Poésie en liberté (Site consacré au centenaire du poète), Wikipedia, Pierdelune.

Happy Birthday Sir Arthur Conan Doyle…

Avec beaucoup de retard car Sir Arthur est né le 22 mai… Je n’ai malheureusement pas eu le temps de réaliser cette biographie pour le jour même. Le mois prochain, je m’y prends à l’avance.

Sir Arthur Conan Doyle est né le 22 mai 1859 à Edimbourg en Ecosse d’un père fonctionnaire aux talents artistiques évidents mais alcoolique et d’une mère irlandaise descendant des Plantagenêts. Après des études dans des institutions catholiques, il rejette le christianisme et deviend agnostique. Il étudie la médecine à l’Université d’Edimbourg et il exercera quelques temps cette profession (de 1882 à 1890) avant de se consacrer entièrement à sa carrière littéraire.

 

Il publie ses premiers textes en 1879, alors qu’il est encore étudiant. Il se marie en 1885 à Louise Hawkins, la soeur d’un de ses patients, qui le soutiendra dans la voie littéraire. Sherlock Holmes voit le jour en 1887 dans Une étude en rouge publié dans le Beeton’s Christmas Annual, personnage charismatique pour lequel Doyle est mondialement connu alors qu’il accordait beaucoup plus d’importance à son oeuvre historique et considérait ses aventures policières comme de la littérature alimentaire. Doyle écrit aussi bien des textes policiers et historiques que des textes politiques, fantastiques, ésotériques, d’aventures et de science-fiction. Le signe des quatre, deuxième aventure du détective, paraît en février 1890 dans le magazine américain Lippincott’s Monthly Magazine. A partir d’octobre 1892, les lecteurs peuvent lire les nouvelles de Sherlock Holmes en volume. Ce même mois, il publie La Grande Ombre où il exprime sa fascination pour Napoléon Ier. En 1893, Doyle fait mourir son héros qui le rendit célèbre aux Chutes de Reichenbach, acte qui provoque la colère de ses lecteurs. En 1894, il rencontre Rudyard Kipling dans le Vermont et correspond avec Robert-Louis Stevenson. En 1895, installé au Caire pour la santé de sa femme, il devient correspondant de guerre pour la Westminster Gazette lors du conflit entre les Britanniques et les derviches. Lorsque la guerre éclate entre l’Angleterre et les Républiques africaines d’Orange et du Transvaal en 1899, Doyle s’engage mais il est mis sur une liste d’attente. Ainsi, quand son ami John Langman lui propose de superviser un hôpital en Afrique du Sud, à Bloemfontein, il s’embarque immédiatement. C’est là qu’il fera la connaissance du jeune Winston Chruchill.

 

En 1900, il se présente aux élections à Edimbourg en tant que candidat unioniste, mais il est battu. En 1901 paraît Le Chien de Baskerville, le roman le plus célèbre des aventures de Sherlock Holmes. Doyle est fait chevalier en 1902 suite à son pamphlet défendant les Britanniques contre les accusations de maltraitance des Boers et devient Sir Arthur Conan Doyle. En 1906, il se représente aux élections et subit une nouvelle défaite. C’est également, cette année-là que meurt sa femme, ce qui le plonge dans un état proche de la dépression. Il se lance alors à corps perdu, à la manière de son héros détective, dans l’affaire Edalji, jeune notaire d’origine indienne, condamné à sept ans de prison pour avoir envoyé des lettres anonymes et mutilé du bétail. En 1907, Sir Arthur Conan Doyle se remarie avec Jean Leckie, dont il était amoureux depuis dix années. En avril 1912, Doyle crée un nouveau personnage qui va marquer le monde littéraire : le professeur Challenger dans Le Monde perdu. En 1913, il mène campagne pour le tunnel sous La Manche.

 

Lorsque la Première Guerre Mondiale éclate, Doyle s’engage et désire partir pour le front. Malheureusement, cela lui sera refusé en raison de son âge. Il met alors sa plume au service de sa patrie et publie un pamphlet de ralliement intitulé To Arms ! En 1916, il visite les fronts anglais, italiens et français et rencontre même Clemenceau à Paris. Son dernier coup d’archet, dernière aventure de Sherlock Holmes d’un point de vue chronologique, paraît en 1917. A partir de 1918, il se consacre au spiritualisme, donne une série de conférences en Australie, aux Etats-Unis et au Canada et commence la rédaction de plusieurs ouvrages, dont La nouvelle révélation, dans lesquels il prétend démontrer la survie après la mort et la possibilité d’entrer en contact avec l’au-delà. En 1922, il apporte son soutien à deux jeunes filles qui prétendent avoir photographié des fées à Cottingley, alors que les documents sont des montages. En 1924, il publie son autobiographie, Souvenirs et aventures, et ouvre une librairie de spiritisme, The Psychic Bookshop, à Londres en 1925. Suite à une activité incessante et à de nombreux voyages, Doyle est victime d’une première crise cardiaque, ce qui ne l’empêchera pas de poursuivre ses activités. Enfin, il meurt le 7 juillet 1930 d’une crise cardiaque.

 

Bibliographie succincte

Une étude en rouge (1887)
Le Signe des quatre (1890)
La Grande Ombre (1892)
Le Chien de Baskerville(1902)
Le Crime du Congo (1909)
Le Monde perdu (1912)
La Vallée de la peur (1915)

 

Sources : Conan Doyle sur Jesuismort.com, Arthur Conan Doyle sur The Literature Network, Wikipedia.

Fêtons Zola…

… avec un peu de retard. Venant de rentrer de vacances et ayant beaucoup de travail, je n’ai pas eu le temps de préparer mon article à l’avance. Me voilà donc en retard pour célébrer l’anniversaire de ce grand auteur français naturaliste que j’aime particulièrement. Je l’ai découvert alors que j’étais une adolescente solitaire qui cherchait de la compagnie dans les livres et j’ai toujours gardé pour lui une petite préférence par rapport aux autres écrivains de son siècle. Même s’il m’est toujours difficile de rentrer dans chacun de ses livres, peu à peu je me laisse emporter par son écriture, par la fièvre des descriptions, et je ne peux m’en décrocher. Voilà pourquoi j’ai choisi de fêter Émile Zola.

Émile Zola naît à Paris le 2 avril 1840 d’une mère française et d’un père italien ingénieur qui mourra 7 ans plus tard, laissant la famille dans une situation financière assez difficile. Zola fait ses études secondaires à Aix-en-Provence où naît une amitié profonde avec Paul Cézanne. En 1858, la famille s’installe à Paris et Zola poursuit ses études au lycée Saint-Louis. Mais en 1859, il échoue au Bac et abandonne ses études. Il commence à écrire des contes et des poèmes. En 1862, il entre comme employé chez Hachette où il deviendra très vite directeur de la publicité. C’est aussi à ce moment qu’il écrit ses premières chroniques dans la presse et qu’il est naturalisé français. En 1864, il publie son premier recueil de nouvelles, Contes à Ninon, et en 1865, son premier roman d’inspiration autobiographique, La Confession de Claude. En 1866, il quitte Hachette pour devenir chroniqueur littéraire et artistique à l’Événement. Il devient le défenseur des impressionnistes. En 1868, il imagine le cycle des Rougon-Macquart en 20 volumes dont il envoie le plan à son éditeur Lacroix. Il s’oppose à l’Empire dans des articles de plus en plus virulents publiés dans des journaux d’opposition. En 1870, l’Empire s’effondre, Zola publie le premier volume des Rougon-Macquart, La Fortune des Rougon, et se marie avec Gabrielle-Alexandrine Meley rencontrée en 1864. En 1872, il se lie d’amitié avec Flaubert et Daudet et signe chez un nouvel éditeur, Charpentier, Lacroix ayant fait faillite. En 1873, il rencontre Maupassant et Mallarmé. En1877, il publie L’Assomoir qui est un véritable succès qui lui permet d’acheter une villa à Médan. Zola devient célèbre et devient le chef de file des naturalistes. Lors de la publication de L’Oeuvre en 1886, Cézanne rompt avec Zola car celui-ci se reconnaît dans le personnage de peintre râté. En 1888, Zola entretient une liaison avec Jeanne Rozerot, une jeune lingère de 20 ans, qui lui donnera deux enfants. Zola mène dès lors une double vie entre sa femme et sa maîtresse. En 1892, Zola est nommé Président de la Société des Gens de Lettres. En 1894, il entame un nouveau cycle romanesque, Trois Villes. L’année 1894 est également marquée par le Procès du capitaine Dreyfus, accusé d’espionnage contre la France. Dans cette affaire Dreyfus, Zola prend le parti capitaine et s’engage par une lettre adressée au Président Félix Faure publiée dans L’aurore le 13 janvier 1898 sous le titre « J’accuse ». Un procès en diffamation condamne Zola qui s’exile à Londres le 18 juillet 1898. Il reviendra en France en 1899. Il meurt en 1902 asphyxié dans des conditions mystérieuses. Certains supposent qu’il aurait été assassiné. Il est enterré au cimetière Montmartre et en 1908 ses cendres sont transférées au Panthéon.

Bibliographie

Contes à Ninon (1864)
La Confession de Claude (1865)
Thérèse Raquin (1867)
Madeleine Férat (1868)
La Fortune des Rougon (1870)
La Curée (1871)
Le Ventre de Paris (1873)
La Conquête de Plassans (1874)
La Faute de l’abbé Mouret (1875)
Son Excellence Eugène Rougon (1876)
L’Assomoir (1877)
Une page d’amour (1878)
Nana (1880)
Les soirées de Médan (1880)
Pot Bouille (1882)
Au Bonheur des Dames (1883)
La Joie de vivre (1884)
Germinal (1885)
L’œuvre (1886)
La Terre (1887)
Le Rêve (1888)
La Bête humaine (1890)
L’argent (1891)
La Débâcle (1892)
Docteur Pascal (1893)
Lourdes (1894)
Rome (1896)
Paris
(1898)

Site

Émile Zola (Site consacré à l’auteur)

Sources : Wikipedia et @lalettre.com

Today celebrate Bret Easton Ellis

Bret Easton Ellis est né à Los Angeles le 7 mars 1964, il passe son enfance à Sherman Oaks, dans la vallée de San Fernando. Il est le fils aîné de Robert Martin Ellis, promoteur immobilier, et de Dale Ellis, femme au foyer, qui divorcent en 1982. Après des études secondaires dans une école privée, The Buckley School, il suit un cursus musical à Bennington College (l’université qui inspire le Camdem Arts College dans Les lois de l’attraction). Parallèlement à ses études, il joue dans diversgroupes musicaux, dont The parents. Lorsque sort son premier livre, Moins que zéro, Bret Easton Ellis est toujours étudiant. D’ailleurs, ce livre est au départ l’exercice d’un cours d’écriture créative. Bien reçu par la critique, il s’en vend 50 000 exemplaires dès la première année et lance sa carrière littéraire.

En 1987, il s’installe à New York pour sortir son deuxième roman, Les Lois de l’attraction, qui ne reçoit pas le même accueil. Ce roman sera adapté au cinéma en 2001 par Roger Avary et interprété par James Van Der Beek et Jessica Biel.

Son ouvrage le plus controversé est sans aucun doute American Psycho rédigé suite à la demande de son éditeur Simon & Schuster, qui lui avait versé une avance de 300 000 dollars, d’écrire une histoire à propos d’un serial killer. Mais, suite aux nombreuses protestations, notamment des ligues féministes, l’éditeur refuse de le publier car il est considéré comme dangereusement misogyne. Finalement, c’est l’éditeur Vintage qui le publie en 1991. Cette publication est très controversée et l’auteur reçoit même quelques menaces de mort. Certains voient dans ce livre, dont le protagoniste Patrick Bateman est une caricature de yuppie matérialiste et un tueur en série, un exemple d’art transgressif. American Psycho sera porté à l’écran en 2000 par Mary Harron et interprété par Christian Bale.

Trois ans plus tard, il publie Zombies, un recueil de nouvelles sur le Los Angeles des années 80, qui sera boudé par les critiques. En 1999, paraît son cinquième ouvrage qui lui a demandé cinq ans d’écriture, Glamorama. Bret Easton Ellis se retrouve alors une fois de plus sous le feu des médias, le livre se plaçant rapidement au sommet de la liste des best-sellers.

Enfin, en 2005, l’auteur publie un roman basé sur des éléments autobiographiques, Lunar Park. Ce roman est une somme de l’oeuvre d’Ellis, condensé de sa vie et de ses romans, mais aussi son livre le plus expérimental, terrifiant et sensible. Il se pose à la fois comme une conclusion et une introduction, une porte dont l’auteur n’a pas encore construit l’autre côté.

Bret Easton Ellis fait partie de la Génération X et est considéré par beaucoup comme un nihiliste bien qu’il se dise davantage moraliste.

Bibliographie

Moins que zéro (1985)
Les lois de l’attraction (1987)
American Psycho (1991)
Zombies (1996)
Glamorama (1999)
Lunar Park
(2005)

Sites

Bret Easton Ellis (site officiel)
A Bret Easton Ellis Celeblog

Sources : Evene, Wikipedia et Fluctuat.net.

Happy Birthday Judy Blume

Judy Blume, née le 12 février 1938 à Elizabeth dans le New Jersey, a 70 ans aujourd’hui. C’est, avant tout, une grande auteure pour enfants et adolescents. Elle a également écrit quelques romans pour adultes, tels que Wifey ou Sœurs d’été. Judy Blume est entrée dans l’écriture lorsque ses deux enfants ont commencé à aller à l’école. Dans ses livres, elle s’inspire beaucoup de ses propres souvenirs. Elle a contribué à décoincer et à déculpabiliser toute une génération. Elle a été une des premières à écrire des romans sur des sujets sensibles tels que le racisme, la sexualité, la masturbation, … Tous ses romans nous disent que nous sommes tous, à un moment ou l’autre, inquiets, mal dans notre peau, vulnérables mais toujours désireux de bien faire. Judy Blume est une auteure très controversée aux États-Unis et ses livres ont souvent été la cible de la censure dans les écoles et bibliothèques. L’American Library Association rapporte que Pour Toujours, dans les années 1990, était le 8ème roman le plus controversé dans les bibliothèques.

De plus, Judy Blume est la fondatrice et l’administratrice de la fondation « The Kids Fund ». Elle contribue également à l’Author’s Guild, la Society of Children’s Book Writers and Illustrators, le Key West Literary Seminar et la National Coalition Against Censorship.


En 1996, l’Americain Library Association lui a remis le prix Margaret A. Edwards pour sa contribution à la littérature pour adolescents. Elle a également reçu en avril 2000 de la Library of Congress un prix pour son apport majeur à l’héritage culturel des États-Unis. Enfin, en 2004, Judy Blume a reçu la Médaille pour sa Contribution Éminente à la Littérature Américaine de la National Book Foundation.

Bibliographie succincte

The One in the Middle Is the Green Kangaroo, 1969

Iggie’s house, 1970

Freckle Juice, 1971

Blubber, 1974

Starring Sally J. Freedman as Herself, 1977

Wifey, 1978

The Judy Blume Diary, 1981

Smart Women, 1983

The Pain and the Great One, 1984

Dieu, es-tu là ? C’est Margaret (Are you there, God ? It’s me, Margaret.), 1984

Ce n’est pas la fin du monde (It’s Not the End of the World), 1984

C’est dur à supporter (Tales of Fourth Grade Nothing), 1984

Le roi des casse-pieds (Superfudge), 1984

Et puis j’en sais rien ! (Then Again, Maybe I Won’t), 1985

Œil de Tigre (Tiger Eyes), 1985

SuperSheila (Otherwise Known as Sheila the Great), 1985

Tiens-toi droite ! (Deenie), 1985

Pour Toujours (Forever), 1986

Letters to Judy: What Kids Wish They Could Tell You, 1987

La Mousse-Manie (Fudge-a-Mania), 1991

Un exposé fatal, 1991

Trois amies (Just as Long as We’re Together), 1991

Tiens bon, Rachel ! (Here’s to You, Rachel Robinson), 1994

Sœurs d’un été (Summer Sisters), 2001

Mon frère adore l’argent (et son perroquet) (Double Fudge), 2003

Le site de l’auteure : Judy Blume on the Web

Sources : Judy Blume on the Web, Wikipédia, L’école des loisirs.

 

 

Bon anniversaire Colette !

Gabrielle Sidonie Colette est née le 28 janvier 1873 à Saint-Sauveur. Elle aurait eu 135 ans aujourd’hui

Sa mère, Sidonie Landoy, l’initie très tôt aux beautés de la nature ainsi qu’à la littérature, aidée en cela par la riche bibliothèque de son père, le Capitaine Colette. Le 15 mai 1893, certificat d’études obtenu, elle épouse Henri Gauthier-Villars, dit Willy, qui l’introduit dans les salons littéraires et musicaux parisiens. Celui-ci, auteur de romans populaires et à la tête d’une équipe de nègres, s’aperçoit du potentiel littéraire de son épouse qu’il contraint à écrire la série des Claudine, signée Willy et Colette. Ils se séparent en 1906.

Après son divorce, Colette joue la pantomime dans des tenues suggestives au music-hall, Pan au théâtre Marigny, Rêve d’Égypte au Moulin-Rouge, La Chair à Bataclan. Ce sont des années de scandale et de libération morale. Colette connaît par ailleurs quelques aventures avec des femmes. Elle publie alors L’ingénue libertine (1909), La vagabonde (1910), L’envers du music-hall (1913), En tournée,…

Colette devient journaliste au ” Matin ” dont elle épouse, le 19 décembre 1912, le rédacteur en chef, Henry de Jouvenel, qui lui donnera une fille, Colette Renée de Jouvenel, en 1913. Elle aura également une liaison avec le fils de son mari, Bertrand de Jouvenel, auprès duquel elle jouera un rôle d’initiatrice. En 1920, Colette est nommée chevalier de la Légion d’honneur. Colette et Henry de Jouvenel se séparent en 1923. Elle publie pendant ces années Chéri (1920), Le Blé en herbe (1923) ou encore Julie de Carneilhan.

En 1926, elle achète la Treille muscate à Saint-Tropez où elle passera ses vacances d’été jusqu’en 1938. En 1928, Colette est promue officier de la Légion d’honneur. Le 9 mars 1935, elle est élue à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique et épouse le 3 avril Maurice Goudeket, son dernier mari. Colette est promue commandeur de la Légion d’honneur en 1936. En 1945, Colette est élue à l’unanimité à l’Académie Goncourt dont elle devient la présidente en 1949.

En 1953, Colette est élevée à la dignité de grand officier de la Légion d’honneur et reçoit la médaille du National Institute of Arts and Letters de Douglas Dillon, ambassadeur des États-Unis. Clouée dans un fauteuil par l’arthrose depuis plusieurs années, Colette s’éteint le 3 août 1954, à l’âge de 81 ans, dans son appartement du Palais-Royal. L’État lui fait des funérailles nationales.

Bibliographie succincte

La série des Claudine : Claudine à l’école (1900), Claudine à Paris (1901), Claudine en ménage (1902) et Claudine s’en va (1903)

Dialogue de Bêtes (1904)

La retraite sentimentale (1907)

L’ingénue libertine (1909) que j’ai lu pour ce challenge

La Vagabonde (1911)

L’Entrave (1913)

L’Envers du Music-Hall (1913)

Les Heures longues (1917)

Chéri (1920)

Le Blé en herbe (1923)

La Femme cachée (1924)

La Fin de chéri (1926)

Sido (1929)

Histoire pour Bel-Gazou (1930)

La Treille Muscate (1932)

Le Pur et l’Impur (1932)

La Chatte (1933)

Mes apprentissages (1936)

Journal à Rebours (1941)

Julie de Carneilhan (1941)

Gigi (1944)

L’étoile Vesper (1946)

Le Fanal bleu (1949)

La Fleur de l’âge (1949)

En pays connu (1950)