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La vie s’emballe…

Ces derniers temps, je n’ai pas été fort présente sur ce blog. En fait, beaucoup de choses vont changer dans ma vie et les dernières semaines ont été assez chargées… De plus, à partir de demain, je pars en vacances en Jordanie pour faire du parapente pendant 10 jours… Ah des vacances !

Dès que je rentre, je mets en ligne mon billet sur le magnifique colis que Bladelor m’a envoyé dans le cadre du Swap au long cours (excuse-moi pour ce délai si long mais je n’ai vraiment pas eu l’occasion de mettre tout ça en ligne alors que je l’adore ce colis), les deux billets en retard pour la Chaîne des livres organisée par Ys et puis enfin tous les billets en retard… Et puisque je n’aurai plus de travail, j’aurai un peu plus de temps à consacrer à ce modeste salon (même si j’aurai une tonne de choses à faire avant le déménagement).

A bientôt en pleine forme et en ordre…

D’un certain koala…

Si vous n’avez pas encore lu Le koala tueur de Kenneth Cook précipitez-vous pour vous le procurer et dépêchez-vous de le lire. Si c’est déjà fait, vous comprendrez aisément mon enthousiasme pour cet excellent recueil de nouvelles.

Kenneth Cook, auteur australien, nous livre de véritables histoires du bush. L’auteur, pratiquant l’auto-dérision avec merveille, se met en scène dans des situations souvent absurdes et incroyables. Il nous raconte ces anecdotes dans un style très vif, très rapide, plein d’humour et de bons mots. Avec Kenneth Cook, nous avons droit à du  comique de situation (particulièrement extrême)  ainsi qu’à du suspense. Car tout en nous faisant rire, l’auteur maintient  le lecteur dans une sorte d’incertitude quant à l’issue de la situation.  L’angoisse nous étreint. Ce mélange d’humour et de tension dramatique tient le lecteur en haleine tout en le laissant respirer et rire.

Toutes les nouvelles sont excellentes ! Mais celles qui m’ont fait éclater de rire (alors que j’étais à chaque fois dans des lieux publics) sont celles du koala tueur (où l’auteur part à la pêche au koala qui n’est pas une bête docile), de la chasse au plus gros sanglier (où les rôles s’inversent) et de l’indigène et de son tour à dos de chameau (où le touriste est toujours pigeon). J’ai éclaté de rire parce que j’arrivais à m’imaginer clairement les situations peu agréables qu’était en train de vivre l’auteur mais surtout parce qu’elles étaient totalement absurdes tout en étant très justes dans les mots.

Attention, si vous n’aimez pas les serpents et autres bestioles peu ragoûtantes, ce livre vous fera peut-être frémir d’horreur. Mais ne vous inquiétez pas car Kenneth Cook sait toujours désamorcer les situations, même les plus critiques.

J’ai donc passé un moment de lecture exceptionnel avec Kenneth Cook et la faune du bush australien. Exceptionnel parce qu’il est rare de rire et d’avoir peur en même temps, parce qu’il est rare de rire aux éclats, parce que c’est vivant, parce que c’est succulent simplement…

Merci aux éditions Autrement de nous faire découvrir des textes aussi savoureux que celui-ci et que Parfois les brötchen croquent sous la dent.

L’avis de Clarabel, Cathulu, Pages à pages, Keisha, Dominique, Cathe et d’autres encore…

Le koala tueur, Kenneth Cook, Autrement, 2009

Swap Book Inside…

Alors que je rentrais chez moi mercredi soir après une longue journée de travail, j’ai vu un colis qui attendait gentiment sur l’escalier. J’ai regardé le nom du destinataire et, ô joie, j’ai pu constater qu’il était pour moi. Ce colis c’était le colis que m’a envoyé Cracklou dans le cadre du Swap Book Inside organisé par Ys. Malheureusement, je n’ai pu ouvrir le paquet que le lendemain, le temps que charge mon appareil photo.

Appareil chargé, j’ai enfin pu ouvrir le colis tant désiré. Et voici ce que m’a gentiment offert Cracklou.

Côté douceurs :

- du chocolat au lait et aux amandes caramélisées

- du thé noir à la Fraise des bois et à la rhubarbe.

Côté objets autour du livre :

- des post-its de toutes les couleurs

- des stylos également colorés

- de l’encens et un porte-encens.

Et enfin côté livres :

- L’ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon (que je désirais lire intriguée par son succès)

- Les mots pour les amoureux des livres (Un recueil de citations autour du livre).

Que de bonnes choses… Merci à toi Cracklou et merci aussi à l’organisatrice Ys.

D’un Dieu méchant…

Dans son recueil de nouvelles cyniques et ironiques Attention Dieu méchant, Shalom Auslander, auteur du fabuleux La lamentation du prépuce, nous livre une réflexion sur Dieu et sur la place qu’il peut prendre ou prend dans nos vies. Mais Dieu, finalement, ne se préoccupe pas du tout de nous pauvres êtres vivants. Dieu, Il vit sa vie et se moque bien de ce qui peut nous arriver tout en continuant à jouer son rôle de régulateur social et démographique. Shalom Auslander nous présente les différentes facettes de Dieu et de la religion d’une manière drôle et souvent blasphématoire. Ces nouvelles pourraient être choquantes mais elles ne le sont pas car l’auteur met en évidence des réalités et pose les questions de l’emprise de la religion dans notre vie et dans la société et du besoin d’autorité et de soumission des hommes.

Ces nouvelles, souvent métaphoriques, sont bien construites. Je les ai toutes appréciées mais je retiens particulièrement celle du singe qui prend conscience de sa condition de singe et qui ne peut la supporter, celle des hamsters qui attendent leur maître pour être nourri et dont l’un prie et l’autre lutte pour sa survie, ou encore celle du Prophète qui n’en peut plus de vivre avec Dieu et qui essaye de s’en débarrasser. Chacune d’entre elles offre une piste de réflexion et est riche d’enseignement en gardant un ton léger et drôle.

Attention Dieu méchant est un recueil de nouvelles à lire très certainement car il traite d’un sujet fondamental joyeusement pour une fois.

Présentation et interview de l’auteur sur le site de l’éditeur Belfond. Le site de l’auteur. L’avis de Valunivers et de Sabine.

Attention Dieu méchant, Shalom Auslander, Belfond, 2009

Challenge du 1% littéraire 2009 (7/7)

D’une enfant volée…

La Perrita d’Isabelle Condou c’est l’histoire de deux femmes en Argentine qui attendent le même jour la présence d’une jeune fille à la fête qu’elles organisent chacune en son honneur. En attendant cet événement, l’auteur revient sur la vie de ces deux femmes que tout sépare mais qui sont animées par un sentiment plus ou moins semblable. L’une, Ernestina, est une grand-mère qui a perdu son fils et sa belle-fille le jour de Noël 1977 alors que cette dernière était enceinte. Ses enfants ont été arrêtés par le régime militaire en tant qu’opposants politiques. Elle n’aura plus jamais de nouvelles d’eux. Son mari se laissera périr. Mais elle continuera à espérer, à vivre, à rechercher sa petite fille, son ‘bébé volé’. L’autre, Violetta, est une mère qui n’a pas pu avoir d’enfant et qui a beaucoup souffert de son statut de femme stérile. Femme d’un militaire gradé de la junte, elle obtient de son mari un bébé. Elle se rend dans un centre de détention et choisit la mère qui donnera naissance à son enfant. Cette femme, c’est la Perrita, la belle-fille d’Ernestina. Heureuse d’avoir cette enfant, elle l’élève avec énormément d’amour. Mais lorsque sa fille commence à s’interroger sur son identité, elle ne saura pas comment lui avouer ses origines.


C’est un roman fort que nous livre Isabelle Condou. Un roman sur la souffrance, le manque, la maternité, un roman aussi qui dénonce ces crimes commis par la dictature. Toutefois, elle ne juge pas cette femme qui a commis l’irréparable pour avoir un enfant et qui ne cessera de vivre avec cette douleur. Isabelle Condou nous offre un roman juste qui alterne les voix de ces deux femmes en souffrance qui, en attente de cet événement, font le point sur leur vie.

Un très beau billet de Cuné. Et ceux d’Antigone et de Cathulu. Isabelle Condou présente son roman ici.

La Perrita, Isabelle Condou, Plon, 2009

Challenge du 1% littéraire 2009 (6/7)