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De lettres à Émile…

Cher Émile de Éric Simard est un roman épistolaire qui parle de l’amour, de la perte de soi en l’autre et de la douleur que l’on ressent quand tout est fini. C’est Éric, un jeune homme homosexuel, qui entretient une correspondance avec Émile, un de ces amants, dans laquelle il lui confie toutes ses craintes, ses échecs, ses angoisses et ses questionnements. Il tente par ces lettres de répondre aux questions qu’il se pose sans cesse ? Les lettres d’Éric sont justes, vraies, sensibles, sincères. On y retrouve beaucoup de questions que nous nous sommes déjà posées dans nos relations amoureuses ainsi que des situations que nous avons tous vécues. Car ce qu’écrit Éric est universel et puissant. Que nous soyons hétérosexuels ou homosexuels nous sommes tous confrontés à nos doutes et à nos craintes en amour. Ce qu’apporte également le texte d’Éric c’est un questionnement identitaire. Le fait d’être homosexuel engendre-t-il plus de difficultés dans nos relations amoureuses ?

C’est un roman que l’auteur m’a dit* avoir écrit avec toutes ses tripes et on le ressent. Il se livre entièrement. Mais, malheureusement, je n’ai pas réussi à ressentir l’émotion. J’ai trouvé qu’Éric se plaignait un peu trop et qu’il était trop centré sur lui-même. Ce qu’il écrit à Émile, je ne l’aurais jamais envoyé à un ami, je l’aurais gardé pour moi car j’aurais eu trop peur de l’ennuyer avec mes problèmes identitaires et mes questionnements. C’est trop intime. Ce roman épistolaire n’a finalement pas réussi à toucher ma sensibilité même si je l’ai trouvé très juste et fort.

Le blog de l’auteur.

L’avis de Karine qui m’avait donné envie de le lire.

Cher Émile, Éric Simard, Hamac, 2006

*J’ai eu la chance de rencontrer l’auteur lors de la Foire du Livre de Bruxelles cette année.

De la mer et autres nouvelles…

La mer de Yoko Ogawa est un recueil de 7 nouvelles poétiques et tendres dans lesquelles on retrouve l’atmosphère quelque peu onirique et sensible de l’auteure, la magie de l’imagination, des mots et des lettres, la force de la vie… Chaque petit texte nous embarque dans son monde où se mêlent les générations et les rêves mais aussi les solitudes et les souffrances. Chaque nouvelle est consacrée avec tendresse à une rencontre. La rencontre d’un jeune homme, un enfant encore, inventeur d’un instrument de musique unique au monde, le meirinkin, qui ne se joue qu’en bord de mer. Ensuite, la rencontre de deux japonaises, l’une jeune et l’autre âgée, lors d’un voyage à Vienne. La rencontre d’une jeune dactylo avec le gardien des caractères, personnage mystérieux et source de fantasmes… Celle d’un homme, employé dans un hôtel, avec une vieille dame et surtout avec sa petite fille muette. Et puis, la rencontre d’un jeune garçon, obligé d’accompagner sa mère lors d’une visite, qui passera toute la journée avec un vieux monsieur élégant, ancien poète, possédant une ‘titrerie’. Un voyage en train qui fait ressurgir les souvenirs. La stratégie d’un vieux chauffeur de bus scolaire…

Yoko Ogawa c’est tout un univers, un magnifique et subtil univers où se côtoient la tendresse et la cruauté. Une auteure qui ne me décoit vraiment pas et que je continue à découvrir.

La mer, Yoko Ogawa, Actes Sud, 2009

De l’amour et de l’oubli…

André Brink nous offre avec L’amour et l’oubli l’autobiographie fictive d’un écrivain sud-africain de 78 ans qui revient sur sa vie et surtout sur toutes les femmes qu’il a connues et aimées.

Chris Minnaar décide alors qu’il vient de perdre son dernier amour de raconter sans pudeur et sans honte toutes les aventures sentimentales, sensuelles et sexuelles qu’il a eues avec de nombreuses femmes avant qu’il ne les oublie. Chris est un Don Juan car il aime les femmes mais à la différence de celui-ci il les respecte intensément. En évoquant toutes ses rencontres et ses passions, il nous parle aussi de sa vie de sud-africain blanc dans un pays où la violence monte, où le danger guette, où la liberté d’expression n’a pas de place. Chris Minnaar a vécu la montée de l’apartheid, l’apartheid et la libération. Chris Minnaar est un écrivain engagé, militant, qui a risqué sa peau pour défendre des idéaux et des principes de liberté et d’égalité. À travers les femmes, André Brink , alias Chris, évoque merveilleusement son pays et les passions et les tensions qui l’animent.

L’amour et l’oubli est un livre magnifique sur l’amour et le désir mais aussi sur l’engagement, la révolte et l’affirmation de soi dans un pays en guerre. Un livre qui se lit intensément.

Voici un extrait proposé par Actes Sud.

L’amour et l’oubli, André Brink, Babel

De trois…

À la une, à la deux, à la mort est le troisième opus des aventures de Stéphanie Plum, la plus loufoque des chasseuses de prime. Cette fois encore, Stéphanie est entraînée dans une aventure tout à fait inattendue. Chargée à la base de ramener au poste de police le tant aimé et si gentil vendeur de glaces et de bonbons du quartier, Mo, Stéphanie met les pieds dans une affaire beaucoup plus vaste qui concerne tout le quartier… Alors qu’elle cherche Mo, Stéphanie retrouve plusieurs cadavres et reçoit des menaces assez glaçantes. Mais Stéphanie n’est pas femme à se laisser impressionner et elle continue sa poursuite accompagnée de Lula, ancienne prostituée  rencontrée lors de sa première mission et engagée par son cousin Vinnie pour le classement des dossiers de l’agence. Dans ce troisième épisode on retrouve également le flic Morelli, plus charmant et protecteur que jamais, ainsi que Ranger, plus mystérieux que jamais. Les deux hommes, surtout Morelli, font battre le cœur de mlle Plum qui ne sait plus où elle en est avec Morelli. La famille de Stéphanie a moins de place dans ce volume mais elle toujours aussi succulente.

Ce troisième volume est toujours aussi bon que les deux premiers. On rit de toutes les situations cocasses dans lesquelles se retrouve Stéphanie, on tremble de suspense, d’attente et d’ardeur, on s’écroule en découvrant la fin. Le bon livre pour garder le morale et s’amuser. J’adore Stéphanie Plum même si parfois son côté midinette avec Morelli m’énerve un peu et tous les personnages hauts en couleur qui l’entourent.

Une série à lire de toute urgence !

À la une, à la deux, à la mort, Janet Evanovich, Pocket

Swap au long cours printemps…

J’ai reçu mon colis du Swap au long cours de Bladelor il y a déjà plusieurs jours mais ayant eu quelques problèmes pour retrouver mon câble d’appareil photo je n’ai pas eu l’occasion de vous en parler plus tôt et c’est bien dommage parce que j’ai vraiment été gâtée et que j’adore tout ce que Bladelor m’a envoyé.

C’était une petit boîte qui m’attendait patiemment à la maison… Je l’ai ouverte sans attendre mais en prenant bien sûr le temps de prendre des photos. Une belle carte m’attendait ainsi qu’une enveloppe. J’ai ensuite sorti tous les paquets emballés tellement soigneusement que je n’avais presque plus envie de les ouvrir.

Et puis, la tentation et la curiosité étant les plus fortes, j’ai déchiré les paquets en essayant de deviner le contenu à partir des petits mots que ma gentille swapeuse avait écrit. Et je suis ravie car je n’ai reçu que de bonnes et belles choses !

Côté gourmandise : de la feu confiture de framboise faite maison (délicieuse!) et des crêpes dentelles au chocolat (super bon aussi).

Côté papeterie : un bloc notes aux couleurs de la Bretagne et un joli cahier illustré.

Côté livres : Bladelor a joué avec la thématique en choisissant les titres. Petits contes de printemps de Sôseki (j’ai eu un sourire en ouvrant le paquet parce que j’ai également envoyé ce livre à Bladelor), Printemps et autres saisons de Le Clézio (que j’avais remarqué en préparant ce swap mais que je n’avais pas acheté pour moi au cas où… J’ai bien fait ! ) et A poème ouverts une anthologie de poésie de 50 poètes français contemporains présentée par Le Printemps des poètes.

Je suis vraiment conblée et gâtée par Bladelor. Je te remercie vivement. Et l’idée de ce swap est vraiment géniale car j’adore nos échanges. Merci à toi !

J’ai fait une erreur de manipulation et j’ai effacé plusieurs commentaires que vous m’aviez laissés. Je n’arrive pas à les retrouver. Je suis bien embêtée car c’est vraiment dommage et nul. Je ferai plus attention maintenant. Je présente mes excuses à ceux qui avaient laissé un petit mot.

D’un funambule niais…

Je ne connaissais pas du tout Marc Vella avant de lire Le Funambule du ciel, titre qui m’avait attiré parce qu’il associait deux éléments fascinants. Mais mal m’en a pris car j’ai découvert un texte mielleux, plein de bons sentiments, naïf et finalement totalement ridicule. Ce texte est présenté comme un conte enchanteur présentant un funambule qui découvre le monde avec curiosité et qui symbolise la quête d’absolu que nous avons tous en nous. Cela aurait pu être intéressant ou beau comme Le Petit Prince de Saint-Exupéry (texte sublime par contre), mais c’est totalement raté car ce Funambule du ciel est (à mon humble avis) mal écrit. La niaiserie du texte n’est donc pas compensée par l’écriture ce qui provoque quelques éclats de rire. Et comme disait Gide : « C’est avec les beaux sentiments qu’on fait de la mauvaise littérature. »

Cela faisait longtemps que je n’avais plus lu de mauvais livre et ce n’est vraiment pas agréable.

Le funbambule du ciel, Marc Vella, Presses de la Renaissance, 2006

De fantômes et de bibliothèques…

Des bibliothèques pleines de fantômes de Jacques Bonnet est un livre acheté parce que j’adore les livres qui parlent de livres, de bibliothèques et de lecteurs. Je ne pouvais pas passer à côté de ce titre si attractif. Et je suis heureuse de cette acquisition parce que j’ai découvert en Jacques Bonnet un acheteur compulsif de livres, un conservateur et un amoureux des livres. Il m’a donné une idée sur ce que serait ma bibliothèque dans quelques années, il m’a fait déculpabiliser, il m’a fait penser et sourire, il m’a transmis une partie de sa bibliothèque. J’ai aimé sa façon de parler des livres, des personnages, des choix, des logiques d’achat et de création de bibliothèques, du rangement des livres et des souvenirs qu’ils provoquent.

Chaque bibliothèque est habitée, vivante, conservatrice de souvenirs et d’instants de vie. Notre bibliothèque débordante est notre espace de vie, le reflet de notre personnalité, une partie de nous-même. Et c’est le message que transmet Jacques Bonnet dans ce petit ouvrage fort sympathique et vivant.

Les avis de Bladelor, Lou et Leiloona.

Des bibliothèques pleines de fantômes, Jacques Bonnet, Denoël

D’un amour au jardin…

Voilà un petit temps déjà que j’ai fini L’amour au jardin de Jean-Pierre Otte et il ne m’en reste qu’une sensation de bourdonnement, de fraîcheur, de curiosité, d’étonnement et d’émerveillement. Dans cet ouvrage, l’auteur nous fait découvrir la vie amoureuse des plantes et insectes de nos jardins d’une manière tout à fait ludique et captivante. Il se met à la place de la plante et de l’insecte qu’il décrit et rend leur quête et leur obstination à se reproduire si perceptibles que nous ne pouvons que les ressentir et les vivre. C’est un monde merveilleux et mystérieux dans lequel Jean-Pierre Otte nous invite à prendre place. Mais, je ne pense pas avoir apprécié cette lecture à sa juste valeur car il me manquait la nature, le jardin, le chant des oiseaux et le bourdonnement des abeilles, le souffle du vent dans les feuilles et la douceur du soleil… C’est un livre à déguster dans son jardin, les yeux et les oreilles à l’affût de ce qui nous est raconté par Jean-Pierre Otte.

Je remercie Yohan pour cette belle découverte, d’un auteur belge qui plus est !

Les avis de Yohan, Virginie, Ys et Lune de pluie.

Livre lu dans le cadre de la chaîne des livres.