D’une nuit d’amour…
Enculée de Pierre Bisiou est un très beau roman à propos duquel il est difficile de parler. Je ne peux écrire ici que ce que j’ai ressenti à cette lecture.
Ce roman est une magnifique lettre d’amour écrite par le narrateur et adressée à celle qu’il aime. Mais il s’agit ici d’une lettre d’amour particulière, une lettre qui fait revivre un moment magique qu’ils ont vécu et qu’il ne veut pas oublier. Le narrateur couche sur le papier leur ultime(?) nuit d’amour et de sexe. Une nuit d’amour elle-même particulière puisque les amants vont aller au-delà des normes, ils vont les transgresser pour vivre quelque chose d’intense. Bien que le vocabulaire soit très cru et parfois même pornographique, je l’ai trouvé très juste et très sensible. L’auteur n’a pas peur des mots. Il les utilise pour ce qu’ils sont : une réalité, une intimité, un fantasme. De plus, ce vocabulaire est très riche. Il n’y a aucune répétition alors que leurs gestes sont finalement assez répétitifs.
Ce roman est très sensible aussi parce qu’on sent la profondeur et la fragilité de cet amour, de leur amour. La peur qui habite cet homme, sa peur de ne pas satisfaire mais aussi sa peur de la perdre. Il est animé par une certaine inquiétude. Il sait qu’elle ne restera pas, qu’il n’est pas l’homme de sa vie. Elle est encore jeune. Il l’a éveillée à la sensualité et à la sexualité. Elle lui a donné sa virginité et sa pureté. Mais que restera-t-il de cet amour ?
Un roman subtil, drôle, fragile, angoissé et amoureux. L’évocation indécente d’une nuit d’amour intense et vibrante.
C’est un roman qu’on ne peut pas lire n’importe comment ni n’importe quand. Je conseille de le lire chez soi, sans interruption et dans un état d’esprit reposé. Ce n’est pas une lecture facile. C’est profond (sans jeux de mots.).
Les très beaux billets d’Ys et d’Agnès.
Enculée, Pierre Bisiou, Stock, 2008

Ta dernière phrase m’a fait pouffer de rire !
C’est un livre que je n’aurais pas remarqué ou peut-être que si, à cause de son titre, mais pas tentée de m’y intéresser, alors que ce que tu dis me pousse à le faire !
J’en ai déjà entendu parler, et je serais curiese de découvrir ce texte.
Comme Florinette, sauf que c’est tout le dernier paragraphe qui m’a fait rire. Mais tu as raison, on devrait toujours accompagner un livre de conseils sur les conditions de lecture idéales… Mais tu t’en sors bien, car le sujet était périlleux !
Bravo ! Tu as très bien rendu compte de ta lecture et on comprend très bien que ce livre n’est pas un livre de c… c’est émouvant, drôle et surtout très bien écrit.
J’avoue, je ne suis pas parvenue à la fin de cette lecture. Pourtant je me suis acharnée! Je n’y ai trouvé que de l’ennui et une certaine indifférence malgré la qualité d’écriture et le fait, qu’effectivement, la description de cette nuit ne verse pas dans le pornographique.
@ Florinette : Lorsque j’ai vu le billet chez Ys, je l’ai directement noté. J’aime les titres provocateurs. Une lecture à tenter…
@ Bladelor : Bonne curiosité.
@ Levraoueg : J’ai voulu le préciser car je l’avais commencé quelques semaines plus tôt et je n’avais pas du tout accrochés. Je trouvais ça lourd. J’avais besoin de légèreté. Il faut donc se sentir bien pour le lire. Merci.
@ Ys : Merci… J’ai essayé d’en faire une déclaration et non une chose vulgaire. Car ce roman ne l’est pas du tout.
@ Chiffonnette : Je pense qu’il ne faut pas s’acharner sur ce texte. Peut-être à reprendre plus tard…