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D’un signe…


Le signe des quatre est la première aventure de Sherlock Holmes que je lis, et pourtant j’en ai souvent entendu parler autour de moi. Je ne suis pas une grande lectrice de romans policiers, à part Agatha Christie que j’aime beaucoup. Pourquoi ? Je ne sais vraiment pas ! Je n’ai jamais été attirée par ce genre. Je n’avais jamais lu de livres de Sir Arthur Conan Doyle. Grâce à ce livre, je fais trois découvertes en une : découverte d’un auteur célèbre et de son détective tout aussi célèbre ainsi que découverte d’un autre style de roman policier.

J’ai apprécié ce roman qui est l’un des plus connus des aventures de Sherlock Holmes. Je me suis laissée emportée dans le mystère et j’ai beaucoup aimé la façon de travailler du détective. Quand on se plonge dans l’histoire, on ne sait pas qu’on ne va pas pouvoir lâcher le bouquin avant la dernière page. Malheureusement, je n’ai pas pu le lire en continu… Je pensais donc constamment à cette enquête. J’aime aussi la manière dont elle est racontée, par le biais du Docteur Watson, ce qui laisse planer un certain suspense.

Toutefois, bien qu’ayant vécu cette enquête et passé un bon moment en compagnie de Sherlock Holmes, je préfère quand même Hercule Poirot (non, je ne suis pas chauvine ! ), sa personnalité et sa méthode de travail. Peut-être devrais-je lire d’autres aventures du grand détective pour pouvoir mieux les comparer, mais c’est bien dans mes intentions.

Livre lu dans le cadre du Challenge “Celebrate the author”.
Le signe des quatre, Sir Arthur Conan Doyle, Le Livre de Poche jeunesse.

Happy Birthday Sir Arthur Conan Doyle…

Avec beaucoup de retard car Sir Arthur est né le 22 mai… Je n’ai malheureusement pas eu le temps de réaliser cette biographie pour le jour même. Le mois prochain, je m’y prends à l’avance.

Sir Arthur Conan Doyle est né le 22 mai 1859 à Edimbourg en Ecosse d’un père fonctionnaire aux talents artistiques évidents mais alcoolique et d’une mère irlandaise descendant des Plantagenêts. Après des études dans des institutions catholiques, il rejette le christianisme et deviend agnostique. Il étudie la médecine à l’Université d’Edimbourg et il exercera quelques temps cette profession (de 1882 à 1890) avant de se consacrer entièrement à sa carrière littéraire.

 

Il publie ses premiers textes en 1879, alors qu’il est encore étudiant. Il se marie en 1885 à Louise Hawkins, la soeur d’un de ses patients, qui le soutiendra dans la voie littéraire. Sherlock Holmes voit le jour en 1887 dans Une étude en rouge publié dans le Beeton’s Christmas Annual, personnage charismatique pour lequel Doyle est mondialement connu alors qu’il accordait beaucoup plus d’importance à son oeuvre historique et considérait ses aventures policières comme de la littérature alimentaire. Doyle écrit aussi bien des textes policiers et historiques que des textes politiques, fantastiques, ésotériques, d’aventures et de science-fiction. Le signe des quatre, deuxième aventure du détective, paraît en février 1890 dans le magazine américain Lippincott’s Monthly Magazine. A partir d’octobre 1892, les lecteurs peuvent lire les nouvelles de Sherlock Holmes en volume. Ce même mois, il publie La Grande Ombre où il exprime sa fascination pour Napoléon Ier. En 1893, Doyle fait mourir son héros qui le rendit célèbre aux Chutes de Reichenbach, acte qui provoque la colère de ses lecteurs. En 1894, il rencontre Rudyard Kipling dans le Vermont et correspond avec Robert-Louis Stevenson. En 1895, installé au Caire pour la santé de sa femme, il devient correspondant de guerre pour la Westminster Gazette lors du conflit entre les Britanniques et les derviches. Lorsque la guerre éclate entre l’Angleterre et les Républiques africaines d’Orange et du Transvaal en 1899, Doyle s’engage mais il est mis sur une liste d’attente. Ainsi, quand son ami John Langman lui propose de superviser un hôpital en Afrique du Sud, à Bloemfontein, il s’embarque immédiatement. C’est là qu’il fera la connaissance du jeune Winston Chruchill.

 

En 1900, il se présente aux élections à Edimbourg en tant que candidat unioniste, mais il est battu. En 1901 paraît Le Chien de Baskerville, le roman le plus célèbre des aventures de Sherlock Holmes. Doyle est fait chevalier en 1902 suite à son pamphlet défendant les Britanniques contre les accusations de maltraitance des Boers et devient Sir Arthur Conan Doyle. En 1906, il se représente aux élections et subit une nouvelle défaite. C’est également, cette année-là que meurt sa femme, ce qui le plonge dans un état proche de la dépression. Il se lance alors à corps perdu, à la manière de son héros détective, dans l’affaire Edalji, jeune notaire d’origine indienne, condamné à sept ans de prison pour avoir envoyé des lettres anonymes et mutilé du bétail. En 1907, Sir Arthur Conan Doyle se remarie avec Jean Leckie, dont il était amoureux depuis dix années. En avril 1912, Doyle crée un nouveau personnage qui va marquer le monde littéraire : le professeur Challenger dans Le Monde perdu. En 1913, il mène campagne pour le tunnel sous La Manche.

 

Lorsque la Première Guerre Mondiale éclate, Doyle s’engage et désire partir pour le front. Malheureusement, cela lui sera refusé en raison de son âge. Il met alors sa plume au service de sa patrie et publie un pamphlet de ralliement intitulé To Arms ! En 1916, il visite les fronts anglais, italiens et français et rencontre même Clemenceau à Paris. Son dernier coup d’archet, dernière aventure de Sherlock Holmes d’un point de vue chronologique, paraît en 1917. A partir de 1918, il se consacre au spiritualisme, donne une série de conférences en Australie, aux Etats-Unis et au Canada et commence la rédaction de plusieurs ouvrages, dont La nouvelle révélation, dans lesquels il prétend démontrer la survie après la mort et la possibilité d’entrer en contact avec l’au-delà. En 1922, il apporte son soutien à deux jeunes filles qui prétendent avoir photographié des fées à Cottingley, alors que les documents sont des montages. En 1924, il publie son autobiographie, Souvenirs et aventures, et ouvre une librairie de spiritisme, The Psychic Bookshop, à Londres en 1925. Suite à une activité incessante et à de nombreux voyages, Doyle est victime d’une première crise cardiaque, ce qui ne l’empêchera pas de poursuivre ses activités. Enfin, il meurt le 7 juillet 1930 d’une crise cardiaque.

 

Bibliographie succincte

Une étude en rouge (1887)
Le Signe des quatre (1890)
La Grande Ombre (1892)
Le Chien de Baskerville(1902)
Le Crime du Congo (1909)
Le Monde perdu (1912)
La Vallée de la peur (1915)

 

Sources : Conan Doyle sur Jesuismort.com, Arthur Conan Doyle sur The Literature Network, Wikipedia.

De pianistes…

La Société des Jeunes Pianistes est un livre magnifique qui raconte l’histoire d’Aksel, un adolescent pianiste, qui découvre la vie avec ses douleurs, ses ambitions, ses amours et ses joies. Il reste le garçon à sa maman passionné de musique jusqu’au jour où sa mère meurt noyée. Aksel doit alors faire face à cette mort seul. Il décide de prendre son destin en main et de faire ce qu’il veut, c’est-à-dire jouer toute la journée au piano avec l’objectif de gagner le concours qui lui ouvrirait la voie d’une carrière en tant que musicien, ce que sa mère a toujours désiré pour lui. Aksel s’investit entièrement dans la musique. Grâce à lui, nous entrons dans ce milieu si particulier qu’est le monde des jeunes musiciens classiques. Ils sont six jeunes pianistes qui se battent pour faire de la musique leur vie et qui découvrent la vie ensemble. Dans ce groupe, il y a Rebecca, la jeune fille très riche qui est la première à se lancer mais qui, à la suite de son concert, prend une décision importante. Il y a Margrete Irene, une jeune fille insignifiante, dans les bras de laquelle Aksel découvre les plaisirs charnels mais aussi les douleurs de l’amour. Il y a Ferdinand, un garçon qui veut vivre de sa musique mais qui n’ose pas. Il y a Aksel, un pianiste doué, torturé par la vie et fou amoureux d’une jeune fille mystérieuse, Anja. Et enfin, il y a Anja, qui ne participe jamais aux réunions de cette Société mais qui en fait partie parce que c’est une pianiste fabuleuse qui ne vit que pour et par la musique. C’est elle qui gagne le concours des Jeunes Talents alors que personne ne l’attendait et ne l’avait écoutée jouer auparavant. Elle est la deuxième à se lancer. Mais derrière Anja se cache un grand mystère, une grande souffrance, une histoire qu’on ne veut pas savoir et qui la détruit.

Ce livre nous raconte les espoirs, les échecs, les luttes et les bonheurs de ce groupe d’adolescents passionnés de musique. C’est un livre très sensible et romantique imprégné de musique. On le lit avec les airs en tête, on est embarqué comme dans un concert envoûtant.

Ce livre m’a envoûté et ça faisait longtemps que je n’avais plus ressenti cela. C’est tellement beau et bien écrit. Quand j’ai tourné la dernière page, j’ai tout de suite eu envie de le relire, de plonger à nouveau dans cette histoire comme quand j’écoute un CD qui me plaît. Et puis, j’ai aussi une profonde admiration pour les musiciens, pour ce qu’ils vivent avec la musique. C’est quelque chose qui me dépasse parce que je ne peux pas le ressentir en moi et que je vois en eux. Ce doit être quelque chose de fabuleux ! C’est pour ça que j’aime les livre qui parlent de musique.

Lu dans le cadre du Prix des Lecteurs du Livre de Poche.
La Société des Jeunes Pianistes, Ketil Bjornstad, Le Livre de Poche, 2008

En provenance d’Afrique…

 

 

 

Vendredi dernier, j’ai eu une belle surprise en rentrant chez moi… Un avis de passage de la poste me signalant qu’un colis était arrivé pour moi… Impatiente, je remonte dans ma voiture pour aller au bureau de poste qui fermait 20 minutes plus tard. J’arrive à la poste 5 minutes avant la fermeture, j’ai de la chance. Je prends mon ticket, j’attends et puis vient mon tour… C’est le colis de Mariselya du swap Afrilire. Je suis toute contente et j’ai hâte de rentrer chez moi pour l’ouvrir. Arrivée à la maison, je me rends compte que nous n’avons plus de carte mémoire pour l’APN car elle a mystérieusement disparue une nuit alors que nous étions au Lac d’Annecy. Que vais-je faire ? Je ne pourrai pas ouvrir mon colis avant le lendemain… Non ! Je réfléchis un petit peu et je me rappelle que j’ai un appareil argentique dans lequel se trouve un film que je dois finir et sur lequel il me reste 5 photos. J’opte pour cette solution qui n’est pas très rapide mais qui me permet d’ouvrir le colis le jour même.

Et c’est avec une fébrilité et une joie toute enfantine que j’ouvre mon premier colis swap. A l’intérieur, je découvre plusieurs paquets qui attisent ma curiosité. Mais qu’est-ce qui peut bien se cacher dans ces paquets colorés ? Et également des bonbons au sucre candi qui sont en fait, Mariselya me l’expliquera par après, des “Ballons de Tournai”, des arrache-toux traditionnels de Tournai. J’en ai goûté un, même si je n’ai pas de toux, et c’est très bon. Il ne faut pas être malade pour se faire plaisir. Une très jolie carte m’expliquant ce que j’allais découvrir dans mon colis accompagnait le tout.
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Dans ce colis, j’ai découvert :
- un magnifique collier ivoirien avec un bijou baoulé. Ce collier est vraiment superbe et il vient directement de Côte d’Ivoire.

 

- un petit éléphant en bois, également ivoirien, tout mignon qui a déjà rejoint ma petite collection d’objets africains.

- un paquet de mouchoirs aux motifs de la savane. Ils sont tellement beaux que je n’ose pas les utiliser.

 

- deux petites pochettes au tissu africain très pratiques (Mariselya les as-tu faites toi-même ?)

 

 

- un petit agenda zébré.

- un livre de coloriage “Afrique”, avec des masques et des statuettes. C’est assez original car je ne m’attendais pas du tout à cela ! Ce livre est vraiment très bien fait car, à la fin, il y a un glossaire qui reprend tous les masques et qui explique l’utilisation et la signification de ces masques. Une belle découverte en tout cas.

- et, enfin, deux beaux marque-pages aux couleurs du désert ainsi qu’une carte avec des masques africains.

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Mais qu’en est-il des livres me demanderez-vous ?

 

J’ai également été bien gâtée de ce point de vue là. Dans mon questionnaire, j’avais signalé que je voulais découvrir la littérature algérienne et féminine. Mariselya a réussi à combler cette envie en m’offrant deux livres d’auteurs algériens, dont l’un d’une auteure : La Terre et le Sang de Mouloud Feraoun (dont j’avais déjà lu Le Fils du Pauvre et que j’avais adoré) et Ombre sultane d’Assia Djebar (dont j’avais lu avec beaucoup de plaisir Les Nuits de Strasbourg). Mais ce n’est pas tout ! Ayant été mise au courant de ma passion pour les hippopotames, Mariselya m’a envoyé deux livres jeunesse dont les héros sont des hippopotames : Madame Hippopotame de Lena Landström (dont je possède déjà l’album Trois petits hippopotames) et L’hippopotame qui se trouvait vilain de Mohammed Dib (un auteur que j’apprécie beaucoup) et illustré par Emmanuel Kerner.

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Je suis vraiment ravie de tous ces superbes cadeaux et j’ai bien hâte de lire ces livres. Je remercie vraiment très fort Mariselya pour m’avoir composé un colis aussi beau, elle m’a vraiment beaucoup gâtée.

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Un très grand merci également à Bladelor, une excellente organisatrice, pour l’organisation de ce swap au thème très intéressant.

 

Seul bémol : la poste belge qui est trop lente !

 

Je n’ai pas encore eu le temps de récupérer les photos chez le photographe, j’irai les chercher lundi. Je complèterai donc ce billet cette semaine avec les photos.

Du retour de la magie…


Jonathan Strange & Mr Norrell est un livre assommant. C’est une grosse brique presque indigeste bien que le sujet puisse être intéressant et que je l’aie lue jusqu’au bout, les deux cents dernières pages ayant enfin réussi à me captiver. Dans cette « œuvre magistrale », selon un certain magazine, Susanna Clarke retrace l’histoire étonnante de deux personnages, des magiciens, Jonathan Strange et Mr Norrell, qui vont restaurer la puissance de la magie en Angleterre. Le sujet est assez intéressant et très riche mais, n’ayant aucune attirance pour la magie, je n’ai pas du tout été interpellée. La magie est omniprésente, notamment dans certains événements historiques, dont les Guerres Napoléoniennes, interprétés ou revisités en fonction du sujet, ce qui donne un effet assez drôle et perturbant. L’histoire est très bien menée et construite même si je m’endormais souvent au bout de quelques pages de lecture. Les personnages, par contre, ne m’ont pas du tout intéressée. Je les ai trouvés trop égoïstes, trop égocentriques, trop effacés, trop… Je ne sais pas. Aucun personnage, et pourtant ils sont très nombreux, n’a attiré ma sympathie. C’est dommage.

Bien que ce livre ait eu de nombreux honneurs, je ne l’ai pas vraiment aimé malgré le talent de l’auteure. En tant que lectrice, je n’ai pas été emportée, je n’ai pas ressenti d’émotion quelconque, je n’en ai rien retiré. Il me manque quelque chose… Peut-être est-ce dû à l’épaisseur du roman. Je commence à croire que les grosses briques ne sont pas pour moi car je m’ennuie vite de ces histoires.

Livre lu dans le cadre du Prix des Lecteurs du Livre de Poche.
Jonathan Strange & Mr Norrell, Susanna Clarke, Le Livre de Poche, 2008

D’un Petit Prince…

Le Petit Prince est un joyau de la littérature, une merveille de poésie, de tendresse, de douceur et de philosophie dont le texte est magnifiquement illustré avec les aquarelles de Saint-Exupéry. C’est un livre qui nous fait redevenir enfant, qui nous fait retrouver le monde de l’enfance, si naïf et si juste, et les vraies valeurs universelles. Un livre aussi qui nous donne envie de voir la vie autrement, de parcourir le monde les yeux grands ouverts et à l’écoute de ce qui nous entoure. A chaque lecture, Le Petit Prince me transforme et m’embarque dans ce que je voudrais être ma réalité. C’est un livre à lire tout le temps, à chaque instant de notre vie. Il est tellement bon de s’y replonger et ça je l’avais oublié.

 

Quelques belles phrases :

« C’est véritablement utile puisque c’est joli. » (p. 50)

« Voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. » (p. 72)

« J’ai toujours aimé le désert. On s’assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n’entend rien. Et cependant quelque chose rayonne en silence… » (p. 77)

 

 

Le Petit Prince, Antoine de Saint-Exupéry, Gallimard, NRF, 1977