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De contes…

Contes du Bénin est un recueil de contes Dendi, de l’extrême nord du Bénin, tous très courts et très agréables à lire. Ils sont à la fois drôles et tragiques, empreints de magie et moraux, mais non moralisateurs. Ces contes, dont les héros sont les animaux de la savane, constituent en fait une base à une discussion, à une réflexion sur nos valeurs et nos comportements. Ils sont racontés par les conteurs lors de veillées dans le village pendant la saison sèche pour transmettre un savoir et aussi divertir. Mais ils sont créés lors de la saison des pluies, lorsque les gens sont aux champs et qu’ils croisent tous ces animaux alors que le village est vide.

Les personnages récurrents sont le Lièvre – animal rusé et intelligent qui fait toujours tourner les situations, même les plus dangereuses, à son avantage – et la Hyène – bête fourbe et naïve qui n’obtient jamais ce qu’elle convoite et qui est toujours condamnée à la place des autres. En parcourant ces contes, nous faisons également connaissance avec l’Éléphant le Sage, le Coq et le Crocodile le Trompeur. Tous ces animaux sont associés à un caractère humain spécifique. Cela permet aux conteurs de toucher les auditeurs en les faisant rire.

J’aime beaucoup ces contes mettant en scène des animaux à la place des êtres humains. J’aime également la mise en page de ce texte dans cette édition. Le long du bord droit de chaque feuillet, une frise représentant la même statuette d’un guerrier est dessinée. De plus, le texte est aéré. Ces éléments rendent la lecture beaucoup plus agréable.

Une belle lecture qui m’a fait rire et réfléchir sur certains de nos comportements.

Contes du Bénin, Mach-Houd Kouton, Syros, coll. Tempo, 2005

D’un été…

Je ne sais pas trop que penser de cette lecture car d’un côté j’ai apprécié lire ce livre, suivre les héros et sentir la chaleur oppressante qui envahit New York, mais d’un autre côté il m’a manqué quelque chose, un je ne sais quoi de différent. Peut-être que j’attendais beaucoup de cet auteur dont tant de personnes m’ont vanté le talent.

 

Capote nous introduit dans un New York étouffant sous la canicule, témoin des amours de Grady et Clyde qui ne finiront que tragiquement. Grady est une jeune fille de 17 ans issue d’une famille très riche tandis que Clyde est un jeune homme issu d’un milieu beaucoup plus modeste et qui travaille comme gardien de parking à Broadway. C’est le choc des classes sociales mais aussi le choc des caractères, des tempéraments. Les personnages sont extrêmement bien dépeints, l’atmosphère participe au drame qui se joue.

 

La Traversée de l’été est le premier roman écrit par Capote alors qu’il n’a encore que 19 ans mais qu’il n’a jamais publié et qu’il voulait même jeter. C’est grâce à un concierge prévoyant et cupide que ce roman nous est parvenu en 2005 et que l’on peut découvrir le talent précoce de l’auteur.

Livre lu dans le cadre du Prix des Lecteurs du Livre de Poche.
La Traversée de l’été, Truman Capote, Le Livre de Poche, 2008

D’une plaisanterie…

J’ai beaucoup apprécié ce livre de François Berléand. Est-ce un roman ou un témoignage ? Je ne sais… Mais je sais que j’ai vraiment été touchée par cette histoire. L’histoire d’un petit garçon de onze ans dont la fin de l’enfance et l’adolescence seront perturbées suite aux propos ‘moqueurs’ de son père lors d’une soirée entre amis. François apprend par son père qu’il est le fils de l’Homme invisible et cette révélation aura un impact sur toute sa vie. François Berléand nous montre un petit garçon naïf qui croit aux mots des adultes, à la vérité de leur parole. Un petit garçon qui cherche son identité et qui ne trouve pas qui il est réellement jusqu’à ce qu’il arrive à se confier à quelqu’un. Ce livre exprime très bien la confiance, la naïveté, l’innocence et la lucidité d’un enfant de onze ans. Mais il exprime également très bien le malaise d’un jeune adolescent qui se cherche. Les sentiments, les doutes, les interrogations sont tellement justes et touchantes. J’ai ri aussi de certaines situations cocasses (et c’est rare que je rie vraiment lorsque je lis un livre !), notamment lorsque François, croyant qu’il est invisible, se met nu en classe pour s’éclipser discrètement car ce sont ses habits qui le rendent visibles. Cependant, j’ai parfois été assez énervée par son comportement d’adolescent paranoïaque… Enfin, c’est bien écrit et très agréable à lire.

Livre lu dans le cadre du Prix des Lecteurs du Livre de Poche.
Le Fils de l’Homme invisible, François Berléand, Le Livre de Poche, 2008

D’une faute…

  La Faute de l’Abbé Mouret est une véritable œuvre picturale. Avec des mots, Zola crée une toile merveilleuse, fantastique et sublime. Il crée une toile impressionniste, ou plutôt des toiles impressionnistes qui éblouissent le lecteur. Dans ce roman, divisé en trois parties, Zola aborde les questions de la religion, du clergé, de la dévotion et du célibat des prêtres. Dans la première partie, on rencontre l’abbé Mouret et la Teuse qui préparent la Messe. On est directement introduit dans le quotidien du prêtre et dans l’église… On fait connaissance également avec Désirée, la sœur de l’abbé Mouret attardée mentale dont la passion est les animaux, et tous les habitants des Artaud, un peuple d’incroyants et de rustres. On découvre la région, la vocation du prêtre, les mœurs du village. C’est assez long à démarrer. Il faut s’accrocher et pourtant c’est dans cette partie que tout se joue. Serge Mouret accompagne son oncle, le docteur Pascal, chez Jeanbernat, un athée et matérialiste convaincu, au Paradou où il entrevoit Albine, qui lui laisse une impression de la Vierge Marie. Chaque jour, après cette visite, l’abbé Mouret est pris de fièvres, de doutes et d’angoisses. Il se remémore le séminaire et sa dévotion à la Vierge Marie. Le trouble s’installe dans la tranquilité du prêtre et est amplifié par le grouillement de la basse-cour dans laquelle sa sœur est reine. Un soir, l’abbé Mouret est terrassé par la fièvre. C’est là que commence la deuxième partie de ce roman, la naissance et la croissance de Serge au Paradou avec Albine, envoyé dans ce jardin splendide par le docteur Pascal pour sa convalescence. Dans cette partie, nous avons droit aux descriptions les plus fabuleuses du jardin, des fleurs, des plantes, des arbres, de l’herbe, des odeurs… C’est un tableau vivant et odorant qui nous est livré. J’ai été enivrée, emportée, par toute cette profusion. Le Paradou c’est le Paradis, la découverte des choses et des sens, le retour à la pureté et à l’innocence de l’enfance. C’est l’épanouissement libre et la découverte de l’amour, de la femme et de la vie. Le Paradou s’oppose entièrement à l’Église. C’est la vie contre la mort. Serge et Albine se découvrent, ne peuvent plus vivre l’un sans l’autre, découvrent les instincts de la nature et leur obéissent jusqu’au moment de la faute, qui ne sera faute que du fait de la présence du frère Archangias. Le frère Archangias est un être diabolique et malsain. Zola réinterprète la Genèse, le mythe d’Adam et Eve. La faute découverte, Serge est récupéré par l’Église. Il rejette désormais Marie, car elle représente la Tentation et la Faute, et se tourne vers Jésus qui a souffert pour sauver l’humanité. Cette troisième partie est très noire, on retourne dans le froid des églises et de la prière et est marquée par la mort. Le chapitre  qui fait suite à la visite ‘surprise’ d’Albine à Serge dans l’Église est réellement merveilleux.  Serge refuse Albine, refuse la Vie et ces refus l’amènent à une nouvelle hallucination :  l’envahissement de l’Église par la Nature. L’abbé Mouret est pris de doutes, il aime Albine mais elle est la femme. Il se rendra toutefois au Paradou en automne. C’est là qu’on se rend compte que l’amour est mort, écrasé par le poids de l’Église et des malheurs du Christ. Cette troisième partie est très sombre et triste.


J’ai beaucoup apprécié ce roman malgré des débuts difficiles. C’est, à mon avis, un des plus beaux romans de Zola et un des plus forts d’un point de vue artistique. Il faut le lire pour ces descriptions fabuleuses, notamment le jardin des roses où chaque rose représente une femme. Ce passage est très charnel, très poétique, très sensuel, très odorant et pictural. Enfin, c’est un roman fort que j’invite tout le monde à lire. Un chef-d’œuvre naturaliste et impressionniste !

 

Livre lu dans le cadre du challenge Celebrate the Author.
La faute de l’abbé Mouret, Emile Zola, Le Livre de Poche

Des cabinets…

Ce court texte extrait des Livres de ma vie de Henry Miller est arrivé dans ma bibliothèque à cause de son titre aguichant, Lire aux cabinets, qui me faisait supposer que j’allais lire une étude sérieuse mais décalée sur ce phénomène très répandu dans nos sociétés qu’est la lecture dans nos lieux intimes par excellence, les toilettes. Les premières pages correspondaient entièrement à mes attentes. Je trouvais les propos de Miller très intéressants et justes. Mais plus j’avançais dans ma lecture, plus cela me devenait pénible. Je trouvais qu’il s’éloignait du sujet. Ou peut-être était-il toujours dans le sujet mais alors je ne le comprenais plus. Cette lecture n’a pas été très concluante pour moi. Je n’ai pas accroché et je n’ai rien retenu du tout sauf que maintenant j’ai un peu honte de lire aux toilettes. J’ai été déçue et je ne le recommande pas. Pourtant, le titre me donnait tellement d’espoir de bons moments. Quelquefois, les titres sont trompeurs !

Courte présentation sur le site de l’éditeur qui vous éclairera sur le sujet du livre que j’ai totalement oublié : “Une désacralisation iconoclaste de la culture par l’auteur du Tropique du Cancer, prétexte à des vagabondages intellectuels pleins d’humour à propos du livre, des classiques, des œuvres qui l’ont marqué.”

 

Lire aux cabinets, Henry Miller, Editions Allia, 2007

D’une collection…

L’enfant de Noé est un livre plein d’humanité et d’espoir. C’est une jolie histoire, une histoire forte et émouvante. En 1942, Joseph, un jeune juif, est séparé de sa famille et est recueilli par le père Pons. Le père Pons est un homme d’église qui prend sous son aile les enfants juifs, séparés de leur famille, pour les protéger de la Gestapo. Il tente de sauver ces enfants et de leur donner un avenir. Mais le père Pons ne sauve pas seulement des enfants, il tente aussi de conserver toutes les cultures qui sont menacées dans sa crypte secrète. Le père Pons veut conserver tout ce qui fait l’humanité, tel Noé dans son Arche. Entre Joseph et le père Pons une amitié très intime va naître. Joseph ira même jusqu’à rejeter ses parents, ce dont il aura honte quelques années plus tard. Ce livre est l’histoire du père à travers les yeux de Jospeh depuis son entrée dans la pension jusqu’à la mort du père. À la pension, Joseph rencontre un autre garçon qui deviendra également son ami, Rudy. Dans ce livre, on ne rencontre que des personnages gentils et humains malgré, pour certains, leur apparence de méchants. C’est un livre empreint de bons sentiments. Un livre qui se termine bien. Le sujet est terrible, émouvant mais j’ai eu une impression de déjà lu, de rien d’original à part peut-être la collection du père et la fin du roman qui montre les deux amis, Joseph et Rudy, en Israël aujourd’hui. C’est un roman agréable et touchant mais tellement de livres ont déjà traité ce sujet qu’il me semblait que celui-ci n’apportait rien de nouveau. C’est toutefois une jolie découverte. C’est mon premier livre de l’auteur et je pense que j’en lirai d’autres.

 

Livre lu dans le cadre du Prix des Lecteurs du Livre de Poche.

L’enfant de Noé, Éric-Emmanuel Schmit, Le Livre de Poche, 2008

Les petits nouveaux de l’autre côté…

Étant partie deux semaines au Québec, je ne pouvais pas rentrer sans avoir rempli mes valises de littérature québécoise ! J’ai fait fait quelques acquisitions, principalement influencées par les titres, mais pas de folie…

Les élus sont :

Faire sa mort comme faire l’amour de Pierre Turgeon

L’homme qui entendait siffler une bouilloire de Michel Tremblay

Le froid modifie la trajectoire des poissons de Pierre Szalowski

Les gens fidèles ne font pas les nouvelles de Nadine Bismuth

Borderline de Marie-Sissi Labrèche dont j’avais lu la critique chez Karine

Enfin, nous avons reçu d’un ami un livre-CD de Fred Pellerin, Il faut prendre le taureau par les contes ! Nous l’avons écouté dans la voiture mais je n’ai pas beaucoup compris ! Il me reste donc à le lire….

Je pense que j’ai de belles lectures en perspective.

D’un jeu…

  Dans ce roman, La joueuse d’échecs, Bertina Henrichs nous entraîne sur une petite île grecque, Naxos, à la rencontre d’Eleni, une femme de chambre insignifiante d’une quarantaine d’années, mère de deux enfants, qui n’a jamais quitté son île. Cette femme ordinaire va découvrir les échecs alors qu’elle s’occupe du ménage de la chambre d’un jeune couple de français et qu’elle fait tomber par hasard une pièce de l’échiquier dont la partie était entamée.  Au départ, Eleni pense acheter le jeu pour l’anniversaire de son mari mais elle doit le faire discrètement car dans un petit village d’une petite île tout se sait et elle veut lui garder la surprise. Pour cela, elle se rend chez son ancien professeur, désormais retraité, qui la reçoit gentiment mais surtout intrigué. Il accepte sa demande avec beaucoup de surprise et lui conseille un échiquier électronique qui permettra à son mari de jouer seul. Il lui achète également un manuel.

 

Le jour de l’anniversaire de son mari, Eleni est légèrement angoissée. Son mari va-t-il apprécier le cadeau ? Elle prend un risque parce que les échecs ne sont pas répandus dans l’île et ils sont réservés à une ‘élite’. Lorsqu’il découvre son cadeau, son mari est étonné, il la remercie et puis il range le jeu. Il n’y touchera jamais. Quelques mois plus tard, Eleni se met à jouer. Elle joue un peu, cherche à comprendre les pièces, découvre les règles tout en continuant à s’occuper de son ménage. Règle d’or dans les ménages îliens ! Jusqu’au jour où elle s’oublie dans le jeu… Elle sauve la mise en invitant sa famille au restaurant. Désormais, elle décide de cacher sa nouvelle passion dans le congélateur. Eleni ne jouera plus ouvertement, elle continuera à effectuer toutes ses tâches domestiques et à soigner sa petite famille. Par-contre, elle ne fera plus rien en dehors de son travail, du ménage et des échecs. Elle travaillera en vitesse, elle ne prendra plus son café habituel avec sa patronne, elle n’ira plus parler avec son amie, la concierge du village. On commence à se poser des questions à son propos mais pas trop… Elle se rend également chez le professeur, au moins une fois par semaine, pour avoir un adversaire. Eleni ne pense plus qu’aux échecs. Un jeu d’hommes où, quasiment, aucune femme n’a sa place. Eleni se révèle très bonne. Lors de sa première victoire, Eleni veut partager son enthousiasme et sa passion. Elle se confie à sa meilleure amie qui rit. Elle se moque d’Eleni car les échecs ce n’est pas un jeu pour elle. Mal lui en a pris car le lendemain, la nouvelle s’est répandue et tout le village est au courant de sa nouvelle passion. Son mari la rejette, ne comprend pas. Il a honte, il est la risée du village. Eleni est seule face au jugement des autres. Cependant, le professeur, aidé du pharmacien, va tenter de la pousser à jouer, à s’investir totalement car elle est douée. Il va l’entraîner afin qu’elle puisse participer à un tournoi à Athènes. Il veut la libérer, lui montrer de quoi elle est capable. Eleni s’émancipe. Elle part seule sans l’avis de son mari à Athènes et participe au tournoi. Finalement, Eleni sera reconnue par son mari et par tout le village comme une héroïne. Après la honte, les moqueries, viendront la reconnaissance et la fierté.

 

J’ai beaucoup apprécié cette histoire, son évolution et l’écriture. L’auteure nous embarque sur cette île et nous fait découvrir l’univers des échecs. Je n’y connais vraiment rien aux échecs mais je n’ai pas eu l’impression d’être exclue. Comme Eleni, je découvrais le jeu, ses règles, son art. Toutefois, ce livre ne m’a pas du tout donné envie d’y jouer. Je trouve très intéressant de voir l’évolution d’une passion chez un personnage et surtout de voir les réactions du milieu. Ce milieu, le petit village sur la petite île, est joliment et sincèrement peint. Bertina Henrichs nous montre le refus du changement, le poids des traditions, le rôle des femmes dans la société, le poids de la morale aussi. Et pourtant, dans cette histoire, on rencontre quelques personnages ‘hors-normes’ tels que le professeur, le pharmacie, Eleni ou encore son amie qui ne s’est jamais mariée. J’ai été emportée par l’histoire de cette femme de chambre, j’ai vécu avec elle. C’est un bon livre, une bonne histoire. Un livre qu’on lit vite avec plaisir. Mais il a manqué quelque chose pour que ce soit un livre magnifique.

Livre lu dans le cadre du Prix des Lecteurs du Livre de Poche.
La joueuse d’échecs, Bertina Henrichs, Le Livre de Poche, 2008

Fêtons Zola…

… avec un peu de retard. Venant de rentrer de vacances et ayant beaucoup de travail, je n’ai pas eu le temps de préparer mon article à l’avance. Me voilà donc en retard pour célébrer l’anniversaire de ce grand auteur français naturaliste que j’aime particulièrement. Je l’ai découvert alors que j’étais une adolescente solitaire qui cherchait de la compagnie dans les livres et j’ai toujours gardé pour lui une petite préférence par rapport aux autres écrivains de son siècle. Même s’il m’est toujours difficile de rentrer dans chacun de ses livres, peu à peu je me laisse emporter par son écriture, par la fièvre des descriptions, et je ne peux m’en décrocher. Voilà pourquoi j’ai choisi de fêter Émile Zola.

Émile Zola naît à Paris le 2 avril 1840 d’une mère française et d’un père italien ingénieur qui mourra 7 ans plus tard, laissant la famille dans une situation financière assez difficile. Zola fait ses études secondaires à Aix-en-Provence où naît une amitié profonde avec Paul Cézanne. En 1858, la famille s’installe à Paris et Zola poursuit ses études au lycée Saint-Louis. Mais en 1859, il échoue au Bac et abandonne ses études. Il commence à écrire des contes et des poèmes. En 1862, il entre comme employé chez Hachette où il deviendra très vite directeur de la publicité. C’est aussi à ce moment qu’il écrit ses premières chroniques dans la presse et qu’il est naturalisé français. En 1864, il publie son premier recueil de nouvelles, Contes à Ninon, et en 1865, son premier roman d’inspiration autobiographique, La Confession de Claude. En 1866, il quitte Hachette pour devenir chroniqueur littéraire et artistique à l’Événement. Il devient le défenseur des impressionnistes. En 1868, il imagine le cycle des Rougon-Macquart en 20 volumes dont il envoie le plan à son éditeur Lacroix. Il s’oppose à l’Empire dans des articles de plus en plus virulents publiés dans des journaux d’opposition. En 1870, l’Empire s’effondre, Zola publie le premier volume des Rougon-Macquart, La Fortune des Rougon, et se marie avec Gabrielle-Alexandrine Meley rencontrée en 1864. En 1872, il se lie d’amitié avec Flaubert et Daudet et signe chez un nouvel éditeur, Charpentier, Lacroix ayant fait faillite. En 1873, il rencontre Maupassant et Mallarmé. En1877, il publie L’Assomoir qui est un véritable succès qui lui permet d’acheter une villa à Médan. Zola devient célèbre et devient le chef de file des naturalistes. Lors de la publication de L’Oeuvre en 1886, Cézanne rompt avec Zola car celui-ci se reconnaît dans le personnage de peintre râté. En 1888, Zola entretient une liaison avec Jeanne Rozerot, une jeune lingère de 20 ans, qui lui donnera deux enfants. Zola mène dès lors une double vie entre sa femme et sa maîtresse. En 1892, Zola est nommé Président de la Société des Gens de Lettres. En 1894, il entame un nouveau cycle romanesque, Trois Villes. L’année 1894 est également marquée par le Procès du capitaine Dreyfus, accusé d’espionnage contre la France. Dans cette affaire Dreyfus, Zola prend le parti capitaine et s’engage par une lettre adressée au Président Félix Faure publiée dans L’aurore le 13 janvier 1898 sous le titre « J’accuse ». Un procès en diffamation condamne Zola qui s’exile à Londres le 18 juillet 1898. Il reviendra en France en 1899. Il meurt en 1902 asphyxié dans des conditions mystérieuses. Certains supposent qu’il aurait été assassiné. Il est enterré au cimetière Montmartre et en 1908 ses cendres sont transférées au Panthéon.

Bibliographie

Contes à Ninon (1864)
La Confession de Claude (1865)
Thérèse Raquin (1867)
Madeleine Férat (1868)
La Fortune des Rougon (1870)
La Curée (1871)
Le Ventre de Paris (1873)
La Conquête de Plassans (1874)
La Faute de l’abbé Mouret (1875)
Son Excellence Eugène Rougon (1876)
L’Assomoir (1877)
Une page d’amour (1878)
Nana (1880)
Les soirées de Médan (1880)
Pot Bouille (1882)
Au Bonheur des Dames (1883)
La Joie de vivre (1884)
Germinal (1885)
L’œuvre (1886)
La Terre (1887)
Le Rêve (1888)
La Bête humaine (1890)
L’argent (1891)
La Débâcle (1892)
Docteur Pascal (1893)
Lourdes (1894)
Rome (1896)
Paris
(1898)

Site

Émile Zola (Site consacré à l’auteur)

Sources : Wikipedia et @lalettre.com

Challenge “Celebrate the author”

Ce challenge proposé par Flo, et suivi par Bladelor, Fashion victim et Lune de Pluie, me tente également. Présenter un auteur par mois le jour de son anniversaire est une bonne occasion de les mettre à l’honneur. Et de plus, cela permet de diminuer sa PAL. En effet, tous les auteurs sélectionnés sont présents dans ma grande PAL.

Pour ce challenge, il faut donc choisir un auteur pour chaque mois de l’année en fonction de leur date de naissance et il faut ensuite publier deux billets : un billet bibliohgraphique et un billet sur l’oeuvre sélectionnée.

Pour le mois de janvier, j’ai décidé de mettre à l’honneur Colette, née le 28 janvier 1873, avec L’ingénue libertine.

Au mois de févier ce sera Judy Blume, née le 12 février 1938, qui sera mise à l’honneur avec Pour toujours.

Le mois de mars sera consacré à Bret Easton Ellis, né le 7 mars 1964, avec Les lois de l’attraction.

Le mois d’avril est marqué par l’anniversaire du grand Émile Zola, né le 2 avril 1840, et sera célébré avec La Faute de l’abbé Mouret.

Les auteurs des autres participantes :

Pour le mois de janvier :

Flo : Umberto Eco - Lector in fabula
Bladelor : Jack London - Patrouille de pêche
Lune de pluie : Yasmina Khadra - L’attentat
Fashion : Jack London - Une fille des neiges
Karine : Anne Brontë - La châtelaine de Wildfell Hall
Nath : René Barjavel - La nuit des temps

Pour le mois de février :

Flo : Paul Auster - Moon Palace ; The inner life of Martin Frost et Tombouctou
Bladelor : Joseph Kessel - Le Lion
Lune de pluie : Marivaux - Les Fausses confidences
Fashion : John Steinbeck - Lune noire
Karine : Amy Tan - The Kitchen God’s Wife

Pour le mois de mars :

Flo : Guillaume Le Touze - Dis-moi quelque chose
Bladelor : Gabriel Garcia Marquez - Cent ans de solitude
Lune de pluie : John Irving - Les rêves des autres
Fashion : Tom Sharpe - Panique à Porterhouse
Karine : Khaled Hosseini - Les cerfs-volants de Kaboul

Pour le mois d’avril :

Flo :
Bladelor :
Lune de pluie : Ian Rankin - Le Fond de l’Enfer
Fashion : William Shakespeare - La Mégère apprivoisée
Karine :